Edito J3E 799 – Osmose Durable

Edito J3E 799 – Osmose Durable

Une fois n’est pas coutume ! Mais, en ce début de décennie nouvelle, le « jeu en vaut la chandelle ». C’est pourquoi le premier édito de l’année est confié à Philippe Pelletier, président du Comité stratégique Bâtiment du Grenelle de l’environnement, suite à son intervention lors de la conférence-débat organisée à l’issue de l’assemblée générale de la CSEEE, le 14 décembre dernier. « Nous allons vivre de vraies mutations. Les entreprises travailleront différemment, non seulement du fait des matériaux et des équipements innovants mis en œuvre, mais aussi parce que l’offre de services est une chaîne dans laquelle presque tous les métiers verront leur qualification évoluer et les frontières avec d’autres métiers se modifier. Cette chaîne de services accompagnera le grand mouvement vers la performance énergétique dans les bâtiments. Les transformations engendrées vont créer de la croissance, à terme, et modifier la façon dont chacun utilisera les bâtiments. Je crois à cette révolution verte que j’imagine tranquille… On peut se demander s’il s’agit là d’un effet de mode ou d’un mouvement durable aux yeux de l’entreprise. Il me semble que nous avons des signes forts montrant que nous sommes en train de construire un parcours bien enraciné. Je ferai […]

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Une fois n’est pas coutume ! Mais, en ce début de décennie nouvelle, le « jeu en vaut la chandelle ». C’est pourquoi le premier édito de l’année est confié à Philippe Pelletier, président du Comité stratégique Bâtiment du Grenelle de l’environnement, suite à son intervention lors de la conférence-débat organisée à l’issue de l’assemblée générale de la CSEEE, le 14 décembre dernier.

« Nous allons vivre de vraies mutations. Les entreprises travailleront différemment, non seulement du fait des matériaux et des équipements innovants mis en œuvre, mais aussi parce que l’offre de services est une chaîne dans laquelle presque tous les métiers verront leur qualification évoluer et les frontières avec d’autres métiers se modifier. Cette chaîne de services accompagnera le grand mouvement vers la performance énergétique dans les bâtiments.

Les transformations engendrées vont créer de la croissance, à terme, et modifier la façon dont chacun utilisera les bâtiments. Je crois à cette révolution verte que j’imagine tranquille…

On peut se demander s’il s’agit là d’un effet de mode ou d’un mouvement durable aux yeux de l’entreprise. Il me semble que nous avons des signes forts montrant que nous sommes en train de construire un parcours bien enraciné.

Je ferai deux observations à ce sujet.

Tout d’abord, la loi appelée Grenelle 1, votée le 3 août 2009, reprend les objectifs du Grenelle, c’est-à-dire les perspectives d’économie d’énergie qui nous conduisent jusqu’à l’année 2050, en fixant une consommation moyenne de tous nos bâtiments à 50 kW/m2 par an… en sachant que les bâtiments actuels consomment en moyenne cinq fois plus d’énergie aujourd’hui. À l’Assemblée nationale comme au Sénat, cette loi a été votée à la quasi-unanimité des parlementaires.

Ces objectifs, la gauche et la droite se les sont donc appropriés et les ont inscrits dans notre charte républicaine. En cas d’alternance politique, on peut donc penser qu’ils seront durables.

Par ailleurs, ces objectifs sont le fruit des tables rondes qui ont réuni le patronat, les partenaires sociaux, les associations de protection de l’environnement, les collectivités territoriales et l’État. Pour une fois, s’est produite une sorte d’osmose entre une volonté émise par la société et des textes relayés par les pouvoirs politiques qui ne nous ont pas donné d’objectifs à court terme, comme ils en ont souvent l’habitude. Nous sommes donc inscrits dans une longue durée. Voilà globalement un paysage assez rare ! »

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