Edito Normalisation Afnor – UTE, la politique du pire.

Edito Normalisation Afnor – UTE, la politique du pire.

A plusieurs reprises, nous avons attiré l’attention sur l’importance que revêt la normalisation, en particulier dans le cadre de la stratégie internationale de l’industrie électrique française. Dans le précédent numéro de j3e, la table ronde organisée le 15 mars dernier par la Fieec sur ce sujet était relatée, les intervenants ayant tous démontré l’engagement des entreprises aussi bien sur le plan européen que mondial dans les travaux de normalisation préparés au plan national dans les commissions de l’UTE. Alors, pourquoi remettre en cause les accords existant entre l’UTE et l’Afnor, aussi bien au plan fonctionnel que financier ? S’agit-il d’une vision dogmatique de ce que doit être l’organisation de la normalisation en France où l’administration ne veut voir qu’une seule tête ? S’agit-il également d’une décision liée à des problèmes financiers qu’aurait l’Afnor ? La suppression unilatérale de l’agrément de l’UTE qui bloque de facto la production de normes électriques en France est-elle une mesure qui s’inscrit dans une logique industrielle ? On peut en douter ! La représentation de l’industrie électrique française a toujours été dans les structures internationales de normalisation, CEI et Cenelec, assurée à la fois par des représentants de l’industrie et des délégués de l’UTE. Pourquoi […]

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A plusieurs reprises, nous avons attiré l’attention sur l’importance que revêt la normalisation, en particulier dans le cadre de la stratégie internationale de l’industrie électrique française.
Dans le précédent numéro de j3e, la table ronde organisée le 15 mars dernier par la Fieec sur ce sujet était relatée, les intervenants ayant tous démontré l’engagement des entreprises aussi bien sur le plan européen que mondial dans les travaux de normalisation préparés au plan national dans les commissions de l’UTE.
Alors, pourquoi remettre en cause les accords existant entre l’UTE et l’Afnor, aussi bien au plan fonctionnel que financier ? S’agit-il d’une vision dogmatique de ce que doit être l’organisation de la normalisation en France où
l’administration ne veut voir qu’une seule tête ? S’agit-il également d’une décision liée à des problèmes financiers qu’aurait l’Afnor ?

La suppression unilatérale de l’agrément de l’UTE qui bloque de facto la production de normes électriques en France
est-elle une mesure qui s’inscrit dans une logique industrielle ?
On peut en douter !

La représentation de l’industrie électrique française a toujours été dans les structures internationales de normalisation, CEI et Cenelec, assurée à la fois par des représentants de l’industrie et des délégués de l’UTE. Pourquoi remettre brutalement en cause cette façon de procéder, au risque de déstabiliser des travaux
stratégiques auxquels participe l’industrie française ?
Le contexte concurrentiel international est tel aujourd’hui que des décisions
comme celles que nous venons d’évoquer risquent de pénaliser lourdement et
pour longtemps la compétitivité des entreprises françaises.
À un moment où, dans la campagne électorale, la majorité des candidats confirment leur engagement pour la compétitivité de l’industrie française, il est paradoxal, pour ne pas dire plus, que l’administration française et l’Afnor prennent des décisions contribuant à reconsidérer à la fois la présence internationale des entreprises
et leur stratégie à moyen terme.
Espérons que le bon sens revienne, guidé par le seul et unique souci de confirmer, au travers de la normalisation, le rôle de l’industrie électrique française comme acteur unique et responsable aussi bien au niveau français qu’international.
Normalisation Afnor – UTE, la politique du pire.
Jean-Claude KARPELÈS

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