Prix de la conception Lumière (ex_aequo) Bordeaux

Prix de la conception Lumière (ex_aequo) Bordeaux

Bordeaux La passerelle Eiffel contribue à « réinventer le fleuve » Lorsqu’en 1860 Gustave Eiffel, alors jeune ingénieur de 26 ans, achevait à Bordeaux la construction d’une passerelle franchissant la Garonne pour permettre le passage des trains entre les deux rives, il n’imaginait pas que, 150 ans plus tard, la préservation de sa passerelle serait évoquée au cours d’un débat patrimonial ayant passionné les Bordelais. Aujourd’hui, cet ouvrage est classé au titre des Monuments historiques, et l’association de sauvegarde l’a épargnée de la démolition. Cela valait bien une mise en lumière pérenne et une enveloppe de 110 000 €. « Depuis les rives, on mesure l’effet géométrique et le caractère structurant de la passerelle dans son rapport au fleuve. » C’est cet effet géométrique que Jean de Giacinto et David Durand ont souhaité mettre en valeur et magnifier à travers leurs scénographies lumineuses : « Nous le concevons comme un signal à grande échelle, un signal d’entrée de ville pour les automobilistes en provenance de la rocade comme pour les passagers de la future LGV »… Et puis, avec Bordeaux Euratlantique, le quartier Bordeaux sud va connaître de profondes transformations. « Dans cette période de latence, nous ne souhaitions pas […]

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Bordeaux
La passerelle Eiffel contribue à « réinventer le fleuve »

Lorsqu’en 1860 Gustave Eiffel, alors jeune ingénieur de 26 ans, achevait à Bordeaux la construction d’une passerelle franchissant la Garonne pour
permettre le passage des trains entre les deux rives, il n’imaginait pas que, 150 ans plus tard, la préservation de sa passerelle serait évoquée au cours d’un débat patrimonial ayant passionné les Bordelais. Aujourd’hui, cet ouvrage est classé au titre des Monuments historiques, et l’association de sauvegarde l’a épargnée de la démolition. Cela valait bien une mise en lumière pérenne et une enveloppe de 110 000 €.

« Depuis les rives, on mesure l’effet géométrique et le caractère structurant de la passerelle dans son rapport au fleuve. » C’est cet effet géométrique
que Jean de Giacinto et David Durand ont souhaité mettre en valeur et magnifier à travers leurs scénographies lumineuses :
« Nous le concevons comme un signal à grande échelle, un signal d’entrée de ville pour les automobilistes en provenance de la rocade comme pour les passagers de la future LGV »… Et puis, avec Bordeaux Euratlantique, le quartier Bordeaux sud va connaître de profondes transformations.
« Dans cette période de latence, nous ne souhaitions pas que la passerelle reste en l’état et apparaisse comme un monument fantôme. »
Les deux créateurs ont imaginé un travail portant sur le signe, dans une perspective résolument contemporaine. Ils ont ainsi créé des codes-barres qui, depuis juillet dernier, rythment le pont et mettent en valeur son architecture industrielle : 15 croix (sur 116) et 22 raidisseurs (barres verticales)
illuminés par des tubes LED de couleur blanche. « Depuis le train et en fonction de la vitesse, les voyageurs découvrent un effet cinétique, vu des quais apparaît une écriture lumineuse contemporaine. »

QUI A FAIT QUOI ?
· Maîtrise d’ouvrage : Association « Sauvons la passerelle Eiffel »
· Architecte et concepteur lumière : Jean de Giacinto
· Designer scénographe : David Durand
· Installateur : Inéo Aquitaine
· Matériels d’éclairage :
Sylvania pour les luminaires étanches ;
Airis pour les tubes LED 18 W et 24 W.

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