Gestion de l’éclairage 50 kWhep/m2/an – Dossier Lumières n°3

La RT 2012 prend en compte toutes les combinaisons de ces modes de gestion pouvant être associés sur le terrain. Un taux d’occupation moyen de chaque type de local est estimé pour calculer des coefficients de réduction de consommation réalistes. Par exemple, les économies d’énergie réalisées par la détection de présence dans un local d’archives très peu occupé et dans un bureau occupé de manière intermittente ne sont évidemment pas les mêmes.

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Par ailleurs, la nouvelle réglementation thermique n’impose pas directement l’utilisation de la gestion de l’éclairage intérieur. Cependant, on constate que, même avec l’utilisation des meilleures sources d’éclairage artificiel équipant actuellement les bureaux et les locaux tertiaires, la consommation annuelle d’éclairage peut s’élever de 20 à 40 kWhep/m2/an. Ce qui, compte tenu des autres postes de consommation (eau chaude sanitaire, chauffage, ventilation, climatisation), ne permettra pas d’atteindre les objectifs de consommation annuelle pour le bâtiment, « objectifs centrés sur la valeur de 50 kWhep/m2/an », rappelle Christophe Martinsons.

« Étant donné les niveaux d’efficacité lumineuse des systèmes actuels d’éclairage artificiel, le recours aux équipements de gestion des luminaires utilisés dans les bâtiments tertiaires est rendu nécessaire pour diminuer la consommation électrique. » Pour Christophe Martinsons, cette réalité est d’autant plus d’actualité que la RT 2012 prend en compte cette solution.

«La RT 2012 valorise l’utilisation de la gestion de l’éclairage intérieur en prenant en compte la réduction effective de la consommation électrique résultant de cette solution. » Et Christophe Martinsons de rappeler les cinq principales solutions (1) concernées par la réglementation thermique :

– fractionnement de l’installation d’éclairage artifi ciel (« zonage » : deux zones contrôlées séparément dans un local selon l’accès à la lumière naturelle) ;

– utilisation de différents modes d’allumage et d’extinction selon l’occupation (allumage automatique et/ou extinction automatique par détection de mouvement ou absence de détection de mouvement) ;

– gradation automatique basée sur la détection du niveau d’éclairement de la lumière du jour ;

– allumage et coupure automatique de l’éclairage basés sur la détection d’un niveau suffisant d’éclairement naturel ;

– allumage / extinction programmés par une horloge.

(1) Les systèmes de gestion pris en compte par la RT 2012 ne sont pas forcément « embarqués » dans les luminaires.

Ils peuvent être également associés à une GTB/GTC.

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