Edito j3e n°813 : Au-delà du « Made in France », la « global quality »

Le combat en faveur du « Made in France » ressurgit aujourd’hui avec force, pensant que le consommateur se souvienne aussi qu’il est un salarié. Telle que pensée, cette défense de la production en France ressemble davantage à une ligne Maginot qu’à une stratégie de reconquête des parts de marché.

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C’est une autre approche qu’il faut privilégier. Partant du concept que la qualité est globale, c’est l’ensemble de la chaîne, allant de la production jusqu’à la distribution, qui doit se sentir concerné. Dans le domaine des industries électriques, la normalisation joue un rôle essentiel, mais si elle constitue une condition nécessaire, elle n’est pas suffisante. En effet, quid du contrôle du marché et de la véracité des indications figurant sur les catalogues ou documents annexés aux produits ?

À cet égard, le marquage CE, trop souvent considéré comme une marque, crée une véritable confusion dans l’esprit de l’acheteur. D’autant plus qu’il n’y a aucun contrôle sur la réalité des affirmations contenues dans le dossier technique, rarement demandé, du producteur ou de l’importateur. Rappelons que lorsqu’un produit franchit une des frontières de l’Union européenne il peut circuler librement dans l’ensemble des États membres. Malheureusement, on peut affirmer, sans pour autant que ce soit de la malveillance, que les contrôles aux frontières de l’Union européenne sont très inégaux selon les pays.

C’est pourquoi, à l’image de ce qui existe chez nos voisins allemands, et sans copier leur approche dont il faut néanmoins s’inspirer, rendons responsable toute la chaîne de valeur sur une approche de « global quality ».

Une charte élaborée par les professionnels du secteur concerné permettrait de proposer un engagement formel des intervenants en responsabilité. En particulier, il conviendrait de faire en sorte que les assurances décident enfin, à l’image de l’Allemagne, de n’assurer que les installations qui auraient été réalisées dans le cadre de cette approche « global quality » certifiée par un organisme tiers.

Est-ce une voie qu’il faut explorer et mettre en oeuvre ? Il appartient aux professionnels du secteur de le dire. j3e apportera son concours à cette réflexion qui apparaît comme une opportunité permettant de répondre aux critiques qui sont faites sur la réalité des performances affichées, notamment en matière de gestion des énergies.

La parole sera donnée dans les prochains numéros aux acteurs du marché afin de déboucher, espérons-le, lors d’Elec Home & Building, en novembre 2013, sur la présentation de solutions concrètes et réalistes.

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