Détection de présence et RT2012

La RT 2012 devrait permettre au secteur économique du bâtiment de diminuer de moitié, voire du tiers, sa consommation globale en énergie primaire. Dans les constructions neuves, les exigences visées s’articulent autour de cinq usages : le chauffage, le refroidissement, la production d’eau chaude sanitaire, l’éclairage et les auxiliaires. Ces règles s’appliquent depuis le 1er janvier 2013 en résidentiel et depuis le du 1er janvier 2011 en non résidentiel, pour les bâtiments publics et pour les logements construits dans le cadre des programmes ANRU.

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Pour correspondre aux exigences relatives au critère du Besoin bioclimatique (Bbio =impact énergétique du bâti pour le chauffage, le refroidissement et l’éclairage), et faire rentrer l’éclairage dans les 50 kWh/m²/an, les systèmes d’éclairage nécessitent impérativement l’utilisation de luminaires performants pour diminuer les puissances installées sans compromettre le confort visuelle  et de systèmes de gestion prenant en compte la lumière naturelle et l’occupation des locaux pour réduire les durées effectives d’allumage (gradation, détection crépusculaire, détection de présence).
L’extinction de l’éclairage, notamment dans les bâtiments tertiaires, est nécessaire car l’éclairage est un gros poste consommateur d’énergie. Pour réduire les consommations, des détecteurs de présence coupent l’éclairage dans les circulations horizontales et verticales, les parties communes et les sanitaires, lorsqu’ils sont inoccupés. Le mode de gestion, ou commande est caractérisé par le coefficient C1(voir encadré). Ce dernier correspond à un pourcentage moyen d’utilisation fonction du type de commande et du taux d’occupation du local. Les types de commande sont au nombre de cinq :
– Aucun (éclairage permanent) C1 = 1
– Interrupteur manuel
– Interrupteur manuel et système de programmation horaire
– Marche/arrêt automatique
– Marche manuelle et arrêt automatique

Article 27 et 28

Les circulations et parties communes intérieures (art. 27) et les parcs de stationnement couverts (art.28) comportent un dispositif automatique permettant, lorsque le local est inoccupé :

– soit l’abaissement de l’éclairement au niveau minimum réglementaire,
– soit l’extinction des sources de lumière, s’il n’y a pas de réglementation,
et, lorsque le local a accès à l’éclairage naturel, l’extinction automatique du système d’éclairage dès que l’éclairement naturel est suffisant.

Article 63
Tout local dans lequel le ou les occupants peuvent agir sur la commande de l’éclairage doit comporter au moins l’un des dispositifs  suivants :
– un dispositif d’extinction à chaque issue du local ;
– un dispositif, éventuellement temporisé, procédant à l’extinction automatique de l’éclairage lorsque le local est vide ;
– une télécommande manuelle permettant l’extinction depuis chaque  poste de travail.

Article 64
Tout local dont la commande de l’éclairage est du ressort de son  personnel de gestion, même durant les périodes d’occupation, doit comporter un dispositif permettant allumage et  extinction de l’éclairage. Si ce dispositif  n’est pas situé dans le local considéré, il devra alors permettre de visualiser l’état de l’éclairage dans ce local depuis le lieu de commande.

Article 65
Dans les locaux ayant plusieurs usages  requérant des niveaux d’éclairement très  différents pour au moins deux usages tels que notamment les locaux sportifs et les salles polyvalentes, un dispositif devra réserver aux personnes autorisées la mise en marche de l’éclairage supérieur au niveau de base.

Article 66
Dans un même local, les points éclairés artificiellement qui sont placés à moins de 5 mètres d’une baie doivent être commandés séparément des autres points d’éclairage dès que la puissance totale  installée dans chacune de ces positions est supérieure à 200 W.

Article 67
Lorsque l’éclairage naturel est suffisant, l’éclairage artificiel ne doit pas être mis en route automatiquement notamment par une horloge ou un dispositif de détection de présence.

 

Ainsi, 5 recommandations simples pour se donner toutes les chances de respecter la RT 2012 :

– réaliser une véritable étude d’éclairage selon les prescriptions de la norme européenne NF EN 12464,

– mettre en œuvre des sources de lumière présentant la meilleure efficacité lumineuse (rapport lumens/watt), sans négliger la qualité de lumière (indice de rendu des couleurs (IRC) et température de couleur (kelvins),

– choisir des luminaires confortables (pas d’éblouissement) et présentant le meilleur rendement,

– étudier l’implantation – partout où cela est possible, en fonction des locaux, des usages et des comportements – de systèmes automatiques permettant de faire varier ou d’éteindre automatiquement l’éclairage (détection de présence et détection des apports gratuits de lumière du jour). Ces systèmes peuvent être déjà intégrés aux luminaires ou implantés dans la zone du bâtiment à contrôler,

– calculer les consommations annuelles et ne plus parler de puissance installée : le W/m² est une notion encore utile pour calculer les sections de câbles et les protections nécessaires à la sécurité électrique, mais ne doit plus tenir lieu de critère énergétique.

 

Calculs de consommation d’éclairage: méthodologie
Consommation électrique de l’éclairage sur 1 heure = 1 + 2

1. Puissance surfacique d’éclairage installée
C1 x (C2ae x surfaceae+ C2pae x surfacepae)
surfaceae : surface avec accès effectif à la lumière naturelle
surfacepae : surface sans accès effectif à la lumière naturelle à la lumière naturelle

2. Puissance résiduelle (veille) des périphériques de gestion
Les valeurs sont issues de la NF 15193

Crédit photo Theben

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