Des cellules photovoltaïques en spray

Les cellules solaires utilisées dans le spray, sont issues du pérovskite.

Le centre de recherche de l’université de Sheffield propose un nouveau concept pour l’énergie photovoltaïque. Les chercheurs ont développé des cellules solaires minérales à pulvériser sous forme de peinture.

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Les chercheurs de l’université de Sheffield ont présenté une solution d’énergie photovoltaïque à faible coût de production et avec un taux d’efficacité énergétique intéressant. Cette solution se présente sous forme de spray à pulvériser sous forme de peinture. La peinture contient des cellules solaires minérales qui produisent de l’électricité. Ces cellules solaires sont issues d’un minerai du manteau terrestre : le pérovskite. « Ce matériau combine la haute performance énergétique des cellules solaires à base de silicium, tout en bénéficiant de la faible dépense énergétique nécessaire à la fabrication des cellules photovoltaïques organiques », se réjouit Pr David Lidzey, principal auteur de cette recherche scientifique. Le spray est applicable sur le toit des bâtiments et pourra peut-être s’adapter à d’autres utilisations telle que la recharge d’un téléphone portable. Cette dernière permettrait de réaliser un vrai saut technologique, la taille des batteries utilisées pourrai être considérablement réduite. Les chercheurs envisageraient même d’utiliser la peinture sur le toit de voitures pour octroyer à ces dernières une recharge autonome à l’énergie solaire.

Une production peu énergivore et un taux d’efficacité énergétique respectable

Les cellules photovoltaïques ont la réputation d’avoir un coût exorbitant pour une faible productivité. Les panneaux en cristaux de silicium devant fonctionner entre 2 et 3 ans pour produire la quantité d’énergie qui a été nécessaire à leur fabrication. Cependant, leur taux d’efficacité énergétique de 25 % n’a jamais été égalé. Les cellules pérovskites disposent d’une production peu énergivore et d’un taux d’efficacité énergétique respectable de 19 %, 6 points de moins que les cristaux de silicium. « Ce rendement n’est pas si éloigné de celui des cristaux de silicium », s’enthousiasme l’équipe de recherche. Toutefois, sous la forme de vaporisation, l’efficacité énergétique de la fine pellicule qui en résulte chute à environ 11 %. Cela reste quant même supérieur au rendement des cellules organiques. Comme les cellules à base de polymères qui ont un rendement de conversion électrique de 8 à 9 %.

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