L’EPR de Flamanville prend (encore) du retard

Source: france3-regions.francetvinfo.fr

Dans un communiqué de presse, EDF annonce une fois de plus devoir retarder le lancement des opérations du projet de réacteur EPR à Flamanville.

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Des pièces manquantes
C’est un retard dans la livraison du couvercle et des structures internes de la cuve qui a causé ce retard, ainsi qu’un délai dans la rédaction de la réglementation des équipements sous pression nucléaire fourni par Areva. Le retard sera d’une année entière cette fois-ci, alors qu’EDF s’efforce de réorganiser le calendrier du chantier pour prendre en compte ces nouveaux imprévus.

Des antécédents difficiles
Le projet initialement prévu pour 2012 avait été reporté une première fois à 2014, puis 2016. L’autre projet d’EPR européen, aussi mené par Areva et Siemens en Finlande, est lui annoncé pour 2018, soit neuf ans après la date initialement prévue pour le lancement. Des difficultés financières ont accompagné ces retards ; le projet devait coûter 3.3 milliards d’euro initialement. Les coûts ont augmenté de 50% en 2010, atteignant 5 milliards d’euros. En 2011 le coût est passé à 6 milliards d’euros, puis à 8.5 milliards en 2012. Plusieurs irrégularités vis-à-vis des normes de sécurité ont en outre été identifiées par l’Agence de Sûreté Nucléaire, et un défaut de soudure est en ce moment à l’étude au niveau des générateurs de vapeur.

Un projet de pointe
En dépit de ces séries de retard et de difficultés techniques, les EPR restent à la pointe de la technologie nucléaire civile mondiale, et un avantage comparatif certain pour Areva et la France. Ainsi la vente de deux EPR au Royaume-Uni est en cours de négociation, et la Chine a pour sa part déjà acheté et presque achevé deux réacteurs de troisième génération. Ces installations sont en effet beaucoup plus sûres et productives que les versions précédentes tout en ayant une durée de vie d’au moins 60 ans, soit presque le double des réacteurs antérieurs. C’est pourquoi, selon le communiqué de presse du groupe français, « malgré cet aléa de chantier, EDF réaffirme son engagement dans le nouveau nucléaire en France, en Chine et au Royaume-Uni ».

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