Éclairage urbain : Auray (Morbihan)

©Jean-Marc Charles
©Jean-Marc Charles

Maîtrise d’ouvrage : Mairie d’Auray
Maîtrise d’œuvre : Dominique Lizerand, architecte du patrimoine – Anne Bureau, concepteur lumière, Wonderfulight – Viamap, bureau d’études
Matériel d’éclairage : Aubrilam, Comatelec, Philips, Sill, We-ef
Installateur : Ineo Réseaux Ouest (mandaté par le SDEM)

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Situés dans le quartier de Saint-Goustan à Auray (Morbihan), le quai Franklin et la place Saint-Sauveur ont subi une complète rénovation qui comprend la mise en lumière des deux sites. 

« Nous avions constaté, explique Anne Bureau, concepteur lumière, agence Wonderfulight, que l’éclairage précédent rendait impossible de nuit la lecture du site et de ses différents plans. Notre projet s’appuie sur la réorganisation de l’éclairage public et de la mise en lumière des façades, du sol de la place et des quais, des cales de mise à l’eau, grâce à la progression des tonalités de lumière utilisées. »

Perception mémorielle

Le projet d’éclairage permet de donner de la profondeur visuelle aux quais avec des nuances allant du blanc chaud (2 800 K) au bleu pâle au fur et à mesure que l’on s’éloigne des façades vers les éléments portuaires. Sur les bords des quais, l’histoire du site (construit au XVIIe siècle) est évoquée par la projection au sol de l’ombre de navires anciens ayant accosté à Auray. « Nous voulions aussi, précise Anne Bureau, rendre perceptible la mémoire des lieux.

C’est pour cette raison que le long du quai, sur la zone la moins éclairée du sol, sont projetées les silhouettes des bateaux qui ont participé à l’activité des quais pendant plusieurs siècles : barques, lougres, dundees, bricks, goélettes, bateaux à vapeur. »

Sur le quai, le projet d’éclairage respecte la demande de la maîtrise d’ouvrage d’un éclairement moyen maintenu de 20 lux.

©Jean-Marc Charles

©Wonderfulight.
Avant rénovation.

© Jean-Marc Charles. Après rénovation.

© Jean-Marc Charles.
Après rénovation.

Optimiser l’éclairage public et la mise en valeur du patrimoine

Afin d’éviter l’impact d’un type d’éclairage sur l’autre, une attention particulière a été apportée au choix du matériel et à son implantation. Ainsi, l’éclairage des façades est assuré par des lanternes de style quatre faces installées sur crosse et équipées de lampes aux iodures métalliques 100 W (2 800 K) tandis que l’éclairage du sol est procuré par des projecteurs à optique asymétrique 60° équipés de lampes aux iodures métalliques 70 W et 100 W (4 200 K) et fixés soit sur des mâts en bois de 9 m de haut (design spécial), soit sur façade.

Pour la mise en lumière du patrimoine, ce sont principalement des sources à LED qui ont été choisies avec des températures de couleur et des optiques adaptées aux éléments architecturaux :

  • des projecteurs à optique elliptique 60 W sur mât éclairent les façades des restaurants d’une lumière chaude (3 000 K) ;
  • des projecteurs 60 W d’un blanc bleuté sur mât éclairent les cales de descente des bateaux, tandis que des projecteurs 100 W à optique intensive 8° sur mât diffusent une lumière bleu pâle sur le pont.

L’évocation de l’histoire portuaire a été réalisée à l’aide de projecteurs à gobos équipés de lampes aux iodures métalliques de 150 W (4 200 K).

En tout, 66 points lumineux ont été installés pour une consommation globale de 6,21 kWh (4 kWh pour l’éclairage public et la mise en lumière de 2,2 kWh), ce qui représente une consommation annuelle d’environ 13 kW.

©Jean-Marc Charles

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