4 questions à Frédéric Schekler, directeur général France et Henri Pasquier, Key account manager chez GE Industrial Solutions

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Industrial Solutions, une division de GE Heritage, façonne l’avenir de l’électrification grâce à des technologies de pointe qui protègent et contrôlent la distribution de l’électricité dans toute l’infrastructure d’un établissement. La division fournit à ses clients, issus de divers secteurs industriels, des produits complets et des solutions de service qui aident à assurer la fiabilité et la protection de l’infrastructure électrique. Les produits et solutions de service proposés par Industrial Solutions complètent la gamme GE de solutions technologiques visant à distribuer, gérer et optimiser les ressources en énergie électrique.

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2014 a-t-elle été une année impactante pour GEIS ?

Frédéric Schekler : 2014 a été une année de forte actualité pour GE IS avec un vrai recentrage sur l’activité industrielle et notamment le matériel électrique, comme le prouve le lancement de nombreux produits pour le tertiaire, même si le résidentiel reste encore important, à hauteur de 50 % de notre activité. (Disjoncteur et tableau électrique notamment).

Nous avons ainsi remporté des marchés significatifs, dont le stade vélodrome de Saint Quentin en Yvelines, ou encore le projet Le Millénaire à Paris et sommes en cours de construction de notre nouveau siège dont l’ouverture est prévue pour fin 2015 et que nous souhaitons vitrine de nos savoirs faire. Il représente 85000m² de bureaux à Boulogne Billancourt au Pont de Sèvres.

 

Concernant le secteur hospitalier, y a-t-il eu des faits marquants ?

Frédéric Schekler : Nous avons continué à acquérir de nouvelles références dans ce secteur notamment le centre hospitalier de Saint Brieuc, l’hôpital Paul Papin à Angers, ainsi que plusieurs EHPAD.

Le plan hôpital 2012 est terminé et nous avons de ce fait constaté une dynamique un peu moindre en 2014.

Nous offrons bien sûr des solutions pour la partie alimentation électrique de l’hôpital (courant fort et basse tension), mais aussi les armoires électriques de contrôle-commande et protection associées à nos appareillages médicaux, dont le scanner, ainsi qu’une gamme d’onduleurs.

L’export a été particulièrement dynamique notamment sur la zone Afrique et Amérique du Sud pour à la fois les matériels médicaux et les armoires électriques de protection. Il en a été de même sur le marché industriel.

 

L’électricité au sein des hôpitaux est une question primordiale, comment la traitez-vous ?

Henri Pasquier : Dans tous les établissements hospitaliers, face à une coupure de courant, les systèmes d’urgence se mettent en marche. En premier lieu, l’alimentation sans interruption (ASI) permet aux zones les plus sensibles de disposer d’électricité continue pendant le temps suffisant, pour que le groupe électrogène prenne la relève. C’est à ce moment qu’interviennent nos solutions.

Ainsi grâce à nos disjoncteurs motorisés associés à nos automates, nous pouvons gérer de manière automatique l’alimentation électrique des zones vitales où il est impératif que l’énergie soit gérée de la manière la plus efficace possible.

Notre gamme de tableaux basse tension a été retenue dans plus d’une dizaine d’hôpitaux et cliniques. Par exemple, pour assurer la distribution en énergie à l’hôpital de Calais, il a été mis en place des tableaux généraux basse tension (TGBT) de notre gamme SEN Plus. Plusieurs milliers d’équipements ont été raccordés aux TGBT et aux tableaux divisionnaires, munis d’une multitude de dispositifs de protection, évitant tout risque de coupure de courant.

Autre illustration avec l’hôpital Cochin de Paris, où le défi était de remplacer le TGBT desservant notamment le bâtiment des soins aigus. La coupure électrique était impossible durant les travaux et pendant la bascule de l’ancien vers le nouveau tableau. Le projet a donc nécessité une phase de préparation minutieuse, puis une forte mobilisation logistique, pour planifier et livrer les équipements au juste moment tout en garantissant le bon fonctionnement des installations électriques et la sécurité des patients.

 

2015 sera-t-elle une année en demi-teinte ou une occasion de vrai redémarrage ?

Frédéric Scheckler : Côté positif, nous avons noté que le nombre de permis de construire sur le gros tertiaire est en croissance et qu’il atteint même un record ce trimestre.

C’est de bon augure pour 2015 et 2016.

Par contre, il y a toujours des bâtiments vacants et la dynamique sur la rénovation énergétique n’est pas très forte, le marché y va plutôt par petit pas.

Le décret rénovation pour le tertiaire se fait toujours attendre, la politique européenne sur ce sujet nous semble manquer de vision. Il faudrait des signes plus forts pour avoir une vraie filière verte tant en France qu’en Europe, cesser de discourir et laisser place aux actes concrets.

Plus précisément sur le secteur hospitalier, nous avons de bonnes perspectives et un prévisionnel commercial important. Nous constatons aussi un renforcement des demandes dans les EHPAD et les résidences séniors.

Globalement, nous renforçons encore notre approche globale sur la performance énergétique des bâtiments. Equipements électriques, automates, onduleurs, mais aussi sur des sujets comme le big data, où nous avons plus de 1 000 ingénieurs dédiés autour de l’Internet Industriel et au sens large des objets communicants.

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