3 Questions à Benoît Vervandier – Directeur Général, ACTIVe3D

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ACTIVe3D, filiale de GROUPE ARCHIMEN, société d’ingénierie de la construction tout corps d’état, a été créée en 2003 pour pouvoir gérer techniquement un patrimoine immobilier. Elle propose une solution permettant d’échanger sur Internet autour d’une maquette numérique interactive (BIM) contenant toutes les informations nécessaires sur chaque objet du bâtiment.

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www.active3d.net

Pouvez-vous présenter la société ACTIVe3D ?

Nous éditons une solution logicielle de gestion technique et énergétique de patrimoine. Leader national dans le secteur public avec plus de 70 Mm² gérés par ACTIVe3D, notre activité est orientée aussi bien pour les marchés publics que privés. Le développement de la solution s’est effectué sur des grands comptes tels que le Ministère de la Défense, Ports de Paris, la Mairie de Paris, Allianz RE, Immobilière 3F, le Conseil Général 92, le Conseil Régional de Bourgogne, la RIVP, le CNRS, ou encore des Universités. La synergie des équipes ACTIVe3D et Ingénierie de la construction du Groupe Archimen confère à notre solution logicielle un atout majeur en termes d’applications métiers grâce notamment aux compétences tous corps d’état de nos ingénieurs. En effet, ces applications se trouvent au cœur même de la plateforme Internet collaborative et modulaire que nous proposons.

Quelle nouveauté proposez-vous ?

Au sein de ce produit de gestion technique de patrimoine immobilier, nous avons développé la solution complète ACTIVe3D Énergies. Cette dernière permet de traiter toutes les fonctionnalités et d’acquérir l’ensemble des données de consommations d’énergie directement sur les compteurs pour, ensuite, les remonter au sein de notre outil afin de pouvoir les analyser, tant au niveau consommations qu’au niveau des coûts. Toutes les données énergétiques vont donc pouvoir être stockées dans la base de données, ce qui nous permet ensuite de pouvoir analyser le résultat de ces consommations et de délivrer un ensemble de services et de processus auprès des mainteneurs et gestionnaires. ACTIVe3D autorise le chargement de tout ou partie de la maquette numérique sur outils nomades, permet d’activer de multiples fonctions attachées à la carte d’identité du bâti, à son carnet de santé, aux audits et diagnostics de tous types, au suivi des interventions de maintenance qui exploitent le BIM et restituent de multiples informations graphiques qui se remettent à jour au fur et à mesure des interventions sur le bâtiment. Cela permet par exemple de donner des informations sur le niveau de réglage des différents équipements pour pouvoir, d’une part, faciliter une intervention, mais aussi vis-à-vis de l’usager final. Il s’agit donc d’une solution multifonctions. Ce module est intégré au sein de la plateforme ACTIVe3D.

Quels sont vos enjeux pour l’année à venir ?

Pour nous, l’enjeu principal est de faire évoluer le bâtiment vers une notion de « Building as services ». Si nous avons bâti la plateforme ACTIVe3D, assise sur le concept BIM et sur les concepts d’optimisation énergétique adossés au BIM, c’est aussi parce que demain, l’ensemble du bâtiment va devenir communicant. Aujourd’hui, on vit de plus en plus avec des outils nomades et dans un monde d’objets connectés. L’objectif est donc de rapprocher l’univers du bâtiment vers les usagers et vers leurs objets connectés de façon à ce que le bâtiment, lui aussi, soit totalement connecté. Cela peut nous permettre de diffuser très facilement des informations et d’en croiser certaines. Supposons par exemple que quelqu’un soit victime d’un malaise cardiaque ; vous cherchez le défibrillateur : plutôt que de le chercher, c’est le bâtiment qui va vous l’indiquer. Et comment va-t-il vous l’indiquer ? Nous savons, au sein de notre maquette numérique, où il va se trouver. Cela nous permet donc d’orienter l’usager directement vers cet objet, lui-même connecté. C’est donc tout un monde de services que l’on va développer autour de notre plateforme, qui touche bien entendu les aspects énergétiques, mais surtout tous les aspects de services. Ces derniers tendent donc à se développer dans les bâtiments tertiaires, dans les bâtiments de santé et, plus généralement, dans tous les bâtiments publics. Les usagers vont donc se mettre à converser avec leur bâtiment dans un unique but : se simplifier la vie.

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