Syndicat de l’éclairage : entretien avec Benjamin Azoulay

Benjamin Azoulay, président du syndicat de l'éclairage

Au programme : innovation, dynamisme et communication
Intelligentia : « aptitude à lier les éléments entre eux ». C’est en cela que l’éclairage est evenu intelligent et a en même temps pris le virage de la connectivité. Une révolution qui dynamise les technologies et l’industrie de l’éclairage.

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Lumières – Quelles sont les actions marquantes que le Syndicat de l’éclairage a engagées en 2015 ?
Benjamin Azoulay – Notre rôle est d’accompagner les PME dans ces nouveaux business modèles. Dans ce contexte, le Syndicat de l’éclairage recherche des modes de financement innovants et a signé un partenariat avec GreenFlex, entreprise indépendante active dans le service de la performance énergétique. Cet accord repose sur l’idée de créer un référentiel de luminaires et de systèmes de gestion pour le tertiaire qui sera publié en 2016 sous la forme d’un « ÉcoGuide Éclairage ». Il aidera le consommateur à choisir des équipements de qualité, plus durables et moins énergivores. En extérieur, nous avons fait réaliser par Ipsos un sondage (oct. 2015). Il a démontré l’attachement des Français à l’éclairage public, notamment, pour des raisons de sécurité : 91 % d’entre eux pensent que c’est un enjeu central de sécurité. En parallèle, nous avons lancé une campagne de sensibilisation des élus et du grand public, «Éclairer pour avancer», pour convaincre de l’urgence de la rénovation. Elle a été extrêmement bien relayée par les réseaux sociaux (Twitter et YouTube).

Comment les solutions LED évoluent-elles aujourd’hui ?
Benjamin Azoulay – Les LED continuent leur fulgurante ascension en termes de performance énergétique. La prochaine étape est bien évidemment la connectivité, via les systèmes Li-Fi ou les luminaires qui communiquent entre eux ou avec d’autres équipements connectés. De nombreux exemples ont vu le jour en 2015, dans des supermarchés, des musées, des immeubles de bureaux. De même, en extérieur, l’éclairage connecté permet la programmation, la détection de présence, le contrôle des points lumineux d’une ville. La technologie est devenue très accessible et va encore se développer et sans doute inciter davantage les communes à rénover un parc très obsolète et énergivore. Nous sommes, pour cela, favorables à la mise en œuvre d’une réglementation relative à l’efficacité des installations. Elle aiderait les collectivités à faire le choix des meilleures solutions en fonction de leurs besoins.

Quelle contribution l’éclairage peut-il apporter dans la lutte contre le réchauffement climatique ?
Benjamin Azoulay – Le texte de la COP21 constitue un signal fort pour les marchés de l’innovation et des investissements verts, fortement générateurs d’emplois. Comme attendu, l’éclairage s’est retrouvé sur le devant de la scène. 15 % de l’électricité produite dans le monde est consommée par l’éclairage ! Beaucoup d’acteurs (États, entreprises, organisations) l’ont bien compris et ont accepté le grand défi lancé pendant la conférence, le Global Lighting Challenge, qui prévoit une transition globale de l’éclairage vers la technologie LED, une économie finale de 801 Mt d’émissions de CO2. Le Syndicat de l’éclairage se félicite de ces prises d’engagements qui seront, sans nul doute, une base fructueuse pour le développement du marché de l’éclairage sobre et durable.

La LED sera-t-elle à l’honneur au salon Light + Building ?
Benjamin Azoulay – Light + Building constitue par excellence l’environnement dynamique dont les industriels ont besoin pour présenter les innovations à leurs clients et les inciter à investir dans des technologies d’avenir. Plus qu’une vitrine mondiale de produits, c’est un lieu d’échanges, de réunions avec nos homologues européens, de réflexions sur les moyens de faire avancer le marché et de démontrer que nos solutions ne se limitent pas à des objets éclairants. Notre syndicat européen, LightingEurope, y présentera sa stratégie. Nous nous investissons beaucoup dans les travaux de notre représentation à Bruxelles et Lionel Brunet, notre délégué général, en est le trésorier.

Intelligentia: “the ability to link items together”. This is how lighting has become intelligent and turned to connectivity at the same time. A revolution that boosts lighting technologies and industry.

Lumières – What significant actions were taken by the Syndicat de l’éclairage in 2015?
Benjamin Azoulay – Our role is to support SMEs in these new business models. In this context, we look for innovative ways of financing and we have signed a partnership with GreenFlex, an independent company specialized in energy performance. This agreement is based on the idea of creating a repository of luminaires and management systems in the tertiary sector which will be released in 2016 in the form of a “Lighting Ecoguide”. It will help the consumer to choose more durable and energy efficient high quality equipment. In outdoor lighting, we had an outside poll done by Ipsos (Oct. 2015) which showed French people’s concern about public lighting, especially for safety reasons. 91% believe that lighting is a core safety issue. In parallel, we also launched an awareness
campaign “Light to move forward” to point out the need for renovation. It was extremely well relayed through social networks (Twitter and YouTube).
In which way are LED solutions improving today?
Benjamin Azoulay – LED continue their stupendous rise in terms of energy performance. The next step is of course connectivity via LiFi systems, or luminaires that communicate with one another or with other connected equipment. Many examples  emerged in 2015, in supermarkets, museums, office buildings. Likewise, connected outdoor lighting allows programming, presence detection, and street lighting control. Technology has become very accessible and will continue to do so which will probably encourage municipalities to renovate very outdated and energy-hungry installations. Therefore, we are in favor of a regulation concerning installations efficiency. It could help communities to choose the best solutions according to their needs.
How can lighting contribute to the fight against global warming?
Benjamin Azoulay – The COP21 text is a strong signal to innovative markets and green investment, which could generate employment. As expected, lighting is now center stage. 15% of the electricity produced in the world is consumed by lighting! Many players (States, companies, organizations) have understood it and accepted the Global Lighting Challenge which announces a global lighting transition towards LED, and final savings of 801 Mt CO2 emissions. We welcome these commitments which will, undoubtedly, be a fruitful basis for the development of a sober and sustainable lighting market.
Will LED be in the spotlight at Light + Building then?
Benjamin Azoulay – Light + Building is obviously the dynamic environment that manufacturers need to introduce innovations to their clients and encourage them to invest in future technologies. More than a world showcase of products, it is also a place of exchange, meetings with our European counterparts, reflection on how we can improve the market and to demonstrate that our solutions are not limited to lighting objects. Our European Union LightingEurope will present its strategy. We are investing a lot in our representation in Brussels and Lionel Brunet, our General Delegate, elected member since 2015, has just become its Treasurer.

Bureaulogo Syndicat
Président : Benjamin Azoulay (Philips Lighting)
Premier vice-président : Jean-Marc Vogel (Osram)
Vice-présidents : Francis Picha (Trato),
Laurent Prat (Sécurlite), Lionel Witkowski (Trilux)
Trésorier : Gérard de Longcamp (Radian)
Trésorière adjointe : Nathalie Coursière (Legrand)
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