Edito : Plus vert que la pelouse

Que l’on parle de bureaux, d’entrepôts, de surfaces commerciales ou même d’enceintes sportives, l’efficacité énergétique s’invite sur tous les terrains. Comme cela ne vous a certainement pas échappé, l’Euro de football débute ces jours-ci en France, dans des stades flambants neufs, conçus et érigés pour être les plus beaux, les plus surs, les plus ergonomiques et les plus économes en énergie.

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Il n’y a pas si longtemps encore, un stade, à peine livré, consommait une quantité d’énergie équivalente à celle d’une ville ou d’un village, dépendant bien évidemment de sa taille. Le Stade de France par exemple, à la pointe de la modernité lors de sa livraison pour la Coupe du Monde de football de 1998, consommait et consomme toujours l’équivalent d’un village de 2 000 habitants : éclairage, sonorisation, écrans géants… L’électricité coule à flots. Il était temps de se mettre au vert.

Aujourd’hui, pour les organisateurs d’un grand évènement sportif, le développement durable est devenu une véritable arme marketing. La Coupe du Monde de football organisée à Rio en 2014 était la première à voir émerger des stades les plus exemplaires possibles. L’exemple du Qatar est lui-aussi assez parlant : le pays du Golfe, pourtant connu pour ses excès, a présenté un projet dans lequel les stades, devant pourtant supporter des contraintes de chaleur sans précédent, seraient sans impact sur l’environnement, en tout cas en ce qui concerne leur fonctionnement…

Revenons en France. Pour cet Euro, les organisateurs et les concepteurs des stades sont allés encore plus loin : en 2012, le premier stade à énergie positive est inauguré au Havre, suivi par celui de Nice et de Nantes. Ces enceintes sportives utilisent des procédés éprouvés, comme le photovoltaïque, la géothermie et sont pourvus de GTB de pointe venant optimiser l’ensemble.

D’autres stades, ceux de Saint-Etienne et de Lille par exemple, déjà existants, ont été coiffés de panneaux solaires, histoire d’en remettre une couche et de rendre le stade plus vert que sa pelouse. Même dans le sport, le vert est un argument marketing choc, permettant de remporter l’organisation d’une compétition, mais aussi, point important, de montrer le savoir-faire technique de la France en termes d’efficacité énergétique et de développement durable. Allez les Bleus !

Bonne lecture,

Dans ce numéro : j3e propose un tour d’horizon technologique pour rendre le bâtiment plus vert, des nouvelles normes de filtres à air aux solutions éoliennes pour le bâti.

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