Hydrogène et gaz : le mix énergétique de GRDF

GRDF souhaite faire un mix énergique de sa production avec l’insertion du gaz naturel et de l’hydrogène dans le réseau de distribution de gaz. Ségolène royale a publié un arrêté le 6 juillet pour encadrer leurs expérimentations pouvant représenter un premier retour d’expérience pour le secteur.

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Dans le cadre des objectifs de la COP21 et d’après la loi pour la transition énergétique et la croissance verte portée par la ministre de l’environnement, la France prévoit une réduction de 75% de ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050 par rapport au niveau de 1990. Pour ce faire, elle s’est aussi engagée sur l’évolution du mix énergétique en souhaitant porter à 32% la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique finale en 2030 tout en réduisant de moitié la consommation énergétique à l’horizon 2050. L’hydrogène est particulièrement utilisé pour la question de la mobilité, « cette opération, s’inscrit dans un ensemble d’initiatives européennes, explore la voie de la valorisation, par injection d’hydrogène dans le réseau de distribution de gaz naturel » explique le ministère de l’Environnement. Un tramway à hydrogène a déjà été expérimenté en Chine l’année dernière. Injecter les énergies renouvelables dans le réseau de distribution de gaz permettrait de créer une corrélation avec le système électrique « lorsque les productions d’origine renouvelable ne sont pas ou ne pas être injectée dans celui-ci » poursuit le communiqué de presse.

Un mixe énergétique sous réglementation

Le texte écrit par le ministère de l’environnement fixe les règles d’expérimentation portant sur l’injection de 20% en volume d’un gaz vert composé de gaz naturel et d’hydrogène dans le réseau de distribution de Cappelle-la-Grande (Nord) et de Dunkerque. Le mix énergétique sera testé en laboratoire jusqu’au 31 décembre 2016. L’expérimentation en temps réel se fera du 1e janvier 2017 au 31 décembre 2019. Cette innovation représente une expérience pouvant apporter des résultats conséquents quant à l’avenir du mixe énergétique français. Le texte fixe la remise d’un rapport de synthèse des observations réalisées en laboratoire. Un compte rendu annuel de l’activité en temps réel est aussi exigé. L’Etat souhaite prendre ces précautions en demandant à GRDF d’informer les consommateurs de la nature du gaz ainsi qu’en cas d’incidents. Si la sécurité énergétique est menacée, la législation pourrait prévoir la suspension totale ou restreinte des activités. De quoi faire de la France, un état pionnier en matière de gaz naturel si les résultats scientifiques s’avèrent positifs.

Le Conseil supérieur de la prévention des risques technologiques (CSPRT) a approuvé le projet le 31 mai dernier. Cependant, les associations et les ONG déplorent le manque de retour d’expérience connu. Ces protestations font écho à la situation géographique de l’expérimentation sur des un réseau alimentant 103 logements sociaux et un établissement psychiatrique. Ce projet a tout de même été coordonné par Engie et une dizaine d’autres partenaire conséquents. Il bénéficie aussi de l’appuie de l’Adem en raison de ces capacités d’actions positives sur l’environnement.

 

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