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Intégration audiovisuelle professionnelle

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Les clés de la réussite pour les intégrateurs

De la salle de conférence à l’amphithéâtre en passant par la petite salle de réunion, notre dossier vous propose ce mois-ci de découvrir les points clés d’une installation audiovisuelle d’aujourd’hui.
Combiner un écran géant, un vidéoprojecteur, une caméra et quelques enceintes ne suffit plus pour répondre aux attentes des clients professionnels.
En entreprise comme dans le secteur éducatif, le commerce ou l’hôtellerie, les usages changent et les technologies évoluent.
La vidéo Full HD et 4K, le son haute définition, le travail collaboratif et le sans-fil sont passés par là.
L’occasion de faire le point sur les dernières solutions de visioconférence et les nouveaux défis à relever pour l’intégrateur audio-vidéo.
L’intégration audiovisuelle professionnelle couvre un large panel de besoins et d’espaces à équiper.
Salles de réunion en entreprise, marché éducatif avec ses classes, ses amphis et ses salles de formation, hôtellerie, industrie et secteur médical, salles de conférence, auditoriums, salles de spectacle, musées, espaces d’exposition et showrooms, bars, restaurants et magasins, galeries commerciales… Pour les intégrateurs audio-vidéo, ce fractionnement du marché professionnel offre autant d’opportunités à saisir !
Mais autant de compétences techniques, aussi, à maîtriser.
Les usages vont, en effet, du petit totem interactif au mur d’images, du système d’audioconférence à la vidéoconférence multisite, du travail collaboratif avec partage d’écran dans une petite salle de réunion au streaming temps réel avec tracking du conférencier, et de la modeste installation diffusant le son sur les enceintes d’un écran plat à la sonorisation complète d’une grande salle via une régie.

 
Des équipements abordables et faciles à installer

Une telle diversité ne pouvait qu’aiguiser les appétits. À commencer par celui des spécialistes de l’équipement audiovisuel – Epson, Nec, Barco, Cisco, Crestron… –, qui, du vidéoprojecteur à la solution de visioconférence, proposent aujourd’hui des systèmes professionnels clés en main, abordables et faciles à installer.
Une aubaine pour l’intégrateur audiovisuel ? Oui, mais.
Car sur les projets les plus modestes, l’intégrateur se retrouve aujourd’hui en concurrence avec le service informatique des entreprises.
« Souvent, les informaticiens installent des salles de cours dans le primaire. Ils font de l’informatique visuelle sur grand écran, pour afficher un document », reconnaît Didier Brunstein, dont la société Michelsonne, à Sélestat, dans le Bas-Rhin, vend et conçoit des installations audiovisuelles sur mesure depuis 30 ans.
Une tendance que confirme Alain Diab, de Technidream, qui participe depuis Strasbourg à plus d’une centaine de gros chantiers audiovisuels par an : « Les fabricants comme Cisco proposent des solutions de visio Plug & Play pour les petites salles de réunion, installables et gérables par l’IT.
Et cela marche bien ! ». Ce type de solution se compose d’une sorte de meuble avec un ou deux écrans, une caméra, un codec de visio, un ampli audio et deux haut-parleurs.
« D’ici trois à cinq ans, prédit Alain Diab, le marché de la petite salle risque d’échapper à l’intégrateur audiovisuel s’il ne fait pas l’effort de se former au numérique ». Nous voilà donc prévenus.

 
La valeur ajoutée de l’intégration audiovisuelle

L’intégrateur AV garde, on s’en doute, plusieurs atouts pour faire la différence. Tout d’abord, tandis que l’informaticien peut surtout compter sur sa maîtrise du réseau IP, l’intégrateur audiovisuel, lui, pense qualité d’image, rendu sonore, bande passante et maintien de la qualité de service, ce qui implique le contrôle centralisé et la supervision des équipements quand l’installation se complexifie. Commençons par le plus évident.
Ces dernières années, dans les installations audiovisuelles et vidéo, l’image HD s’est imposée. « Le Full HD est devenu le standard, et le 4K, qui réclame l’utilisation de vidéoprojecteurs 4K, est déjà utilisé dans des amphis d’exception, par exemple pour la médecine », explique Didier Brunstein.
L’intégrateur AV sait d’emblée qu’avec de tels volumes de données (de l’ordre de 10 gigabits/s), il faut « assurer » côté vitesse de transmission et prévoir un câblage performant – du câble Catégorie 6 ou Grade 3 pour transporter les signaux d’un amphithéâtre de moyenne capacité, et de la fibre optique dès que la distance augmente, pour les grandes capacités et les liaisons entre salles.
Si, pour une visioconférence entre Lille et Marseille, l’image est compressée et transite par les switchs informatiques de l’entreprise, en revanche, si l’on reste en local, la distribution de contenu multimédia HD non compressé mérite un réseau dédié AV et des technologies spécifiques.

 

Une base commune, le HDBaseT

En 2010, portée par une alliance de grands fabricants, est apparue la technologie HDBaseT, qui équipe de plus en plus de matériels et fait sauter plusieurs contraintes du câble HDMI. Premier atout du HDBaseT : il autorise un câblage d’une centaine de mètres, contre 15 mètres maximum pour l’HDMI.
Sur un câble réseau standard, peu coûteux et avec une classique prise RJ-45, la liaison HDBaseT permet de faire transiter tous les signaux : la vidéo en Full HD ou 4K, l’audio HD, l’Ethernet 100 Mbits/s, les contrôles (RS232, USB 2.0 et infrarouge, par exemple pour piloter un pointeur souris ou contrôler un vidéoprojecteur), et même l’alimentation jusqu’à 100 watts.
La technologie est encore jeune – on constate des incompatibilités entre matériels de différentes marques, et un câblage minutieux ne vous met pas à l’abri des parasites –, mais les liaisons HDBaseT ont assurément de l’avenir.

 

Accompagner le client dans son projet

Pour aborder l’installation audiovisuelle d’une salle de conférence, il faut en premier lieu définir avec le client le niveau de qualité d’image souhaité. Notamment la taille de l’image, la distance du vidéoprojecteur par rapport à l’écran (pour le calcul de la focale) et, dans la mesure du possible, le choix d’un vidéoprojecteur adapté au niveau de luminosité de la salle.
Pour le ou les conférenciers, il faut encore prévoir une connectivité aux endroits stratégiques.
Certains clients ont une idée assez précise de leurs besoins, notamment dans le secteur éducatif où les usages sont connus ; mais d’autres clients méritent d’être accompagnés dans la définition de leur projet.
Pour Alain Diab, de Technidream, de nombreux hôtels trois et quatre étoiles affichent ainsi leur volonté de s’équiper, et pas seulement pour accueillir des séminaires ou de petits congrès dans un espace dédié : « Les hôteliers viennent souvent nous voir en parlant d’hôtel connecté, sans trop savoir à quoi cela correspond, explique Alain Diab.
Nous avons donc conçu un référentiel qui explique ce que l’on peut faire dans un hôtel, pièce par pièce, espace par espace, type de client par type de client, en prenant en compte la maintenance. Nous travaillons avec eux pour leur indiquer jusqu’où ils pourraient aller, et bâtir ensemble un concept ».
Ce qui implique d’être présent en amont du projet, dont la réalisation a une incidence sur tous les corps de métiers, depuis les spécialistes de l’IPTV jusqu’aux pros du réseau, en passant par les électriciens.

 

Grand luxe et effet Wow

Le marché éducatif reste l’un des grands pourvoyeurs de contrats.
Toutefois, les installations du type amphithéâtre d’université sont en général assez simples, et les budgets serrés.
L’intégrateur audiovisuel doit batailler sur les prix ! Dans le monde « corporate », en revanche, les grandes entreprises s’orientent vers des solutions plus luxueuses pour leurs auditoriums ou pour la salle du conseil d’administration. Pour ces installations, rien n’est trop beau ! Recours à un « pont » (qui coûte la bagatelle de 150 000 €) pour gérer des salles de visio virtuelles et les flux de nombreux participants, technologies audio coûteuses – comme le Dan Dugan – dans les salles où il y a plusieurs micros afin de garantir sans latence perceptible une intelligibilité parfaite de chaque intervenant, système de « video compositing » pour réaliser des vidéos avec effets spéciaux, automation très poussée et contrôle des équipements à distance…
Ces installations comptent parmi les plus complexes à concevoir, confie Alain Diab.
Pour les installations haut de gamme, toujours, par exemple pour relier la scène et la régie d’une salle de conférence, ou encore pour une distribution multisalles, l’intégrateur AV peut aussi s’appuyer sur des protocoles audio tels que Dante, lequel assure la transmission des signaux audio numériques via une infrastructure réseau, indépendamment de l’image véhiculée.
Quelques centaines de matériels de différentes marques embarquent ce protocole Dante, prometteur bien qu’encore peu déployé.

 
Petites salles de réunion et espaces collaboratifs

Reste qu’en entreprise, la tendance est surtout à la multiplication des petites salles de réunion (on les appelle des huddle rooms en anglais) offrant à la fois une connectivité informatique Wi-Fi/Ethernet et des équipements audiovisuels plus modestes.
Dans ces petites salles transformées en espaces collaboratifs, on peut simplement vouloir partager un document sur grand écran entre quelques collègues présents autour de la table, par exemple avec le logiciel Skype pour Entreprise, de Microsoft, qui fonctionne en duo avec les applis Office. Un cran au-dessus, on veut passer en mode « conférence » avec des collègues ou clients distants.
Le scénario abordable consiste en une « pieuvre téléphonique », comme celles de Polycom, placée au centre de la table pour capter les conversations.
On compose un numéro pour appeler un « pont » (pas nécessairement géré par l’entreprise, s’il s’agit d’une TPE ou PME), pour mettre en relation les intervenants.
Pour des visioconférences rapides et ponctuelles avec deux ou trois collègues distants, on peut certes se contenter d’une petite caméra télécommandée, à brancher sur une prise USB. Rien de comparable, toutefois, avec les solutions que l’intégrateur installe dans les salles dédiées à la visioconférence.
Entre autres raffinements, les caméras sont alors robotisées pour zoomer et pointer en moins d’une seconde vers celui qui prend la parole.

 

Écran plat ou vidéoprojecteur ?

Dans les huddle rooms, les vidéoprojecteurs sont de plus en plus délaissés au profit des écrans plats.
D’abord pour la qualité d’image que ces derniers procurent, quelle que soit la luminosité ambiante.
Ils offrent également l’avantage de s’installer et de se régler facilement, sans avoir nécessairement à passer des câbles dans le faux plafond.
La taille de la dalle LCD dépend, bien sûr, du nombre de personnes présentes.
Si une diagonale d’une trentaine de pouces convient à de tout petits espaces, disons jusqu’à six personnes, mieux vaut passer à un écran de 50 pouces ou plus pour une salle accueillant une douzaine de personnes.
Quand le nombre de participants augmente, bien sûr, le vidéoprojecteur redevient incontournable.
Il garde un autre atout non négligeable, son prix, lorsque l’établissement compte équiper plusieurs dizaines de salles.
Certains se tournent alors vers les vidéoprojecteurs à LED, dont la durée de vie de la lampe dépasse les 30 000 heures, contre quelques milliers d’heures pour les lampes classiques – mais la luminosité des LED est plus faible.

 
Du sans-fil pour les nomades

Autre grande tendance dans les petites et grandes salles de réunion : le sans-fil. « Nous commençons à avoir des demandes de transport d’images sans fil, les gens veulent pouvoir se connecter au vidéoprojecteur avec leur tablette », confirme Didier Brunstein.
L’une des solutions les plus populaires se nomme ClickShare, de Barco.
Sans devoir brancher un câble vidéo à son Mac/PC portable ou sa tablette, chaque participant peut partager avec ses collègues le contenu de son écran, par les airs, pour l’afficher sur le grand écran de la salle de réunion.
Jusqu’à quatre participants peuvent ainsi intervenir simultanément. Il n’est pas même nécessaire d’installer un logiciel sur l’ordinateur portable, il suffit de brancher un petit boîtier sur une prise USB de la machine pour que le logiciel se lance.
Le sans-fil offre bien d’autres avantages, comme la gestion des équipements de la salle à partir de vos appareils tactiles personnels.
C’est ce que l’on appelle le BYOD (Bring Your Own Device), autrement dit l’utilisation de vos smartphones, tablettes et/ou ordinateurs portables personnels à des fins professionnelles.
« En entreprise ou dans un hôtel, une personne peut aujourd’hui avoir accès à la gestion de la salle directement sur son smartphone ou son iPad, soit en QR Code, soit en NFC, soit directement en tapant une URL dans son navigateur », détaille Alain Diab.

 

Outils de pilotage et de supervision

Le pilotage et la supervision des équipements de la salle de réunion ou de conférence sont souvent des « détails » oubliés par le client.
C’est donc à l’intégrateur AV de les proposer. Simple panneau de boutons, pour la version économique, ou écran couleur tactile pour la version grand luxe, il servira à piloter les appareils, voire à consulter les disponibilités de la salle, couplé à un logiciel de réservation de salles accessible par tous sur ordinateur.
Mais le fin du fin reste la supervision à distance, pour gérer le matériel, détecter les pannes, analyser les usages et aider les utilisateurs qui appellent la maintenance. Des superviseurs audiovisuels comme Fusion (chez Crespron) et RMS (chez AMX) facilitent une telle gestion. Alain Diab nous confie toutefois qu’il doit déployer tout son savoir-faire de « programmeur d’automation » pour superviser des bâtiments comportant des dizaines de salles et de matériels multimarques (tours d’entreprises, collèges, lycées…).
Ce sera l’un des prochains défis à relever pour les professionnels du secteur : construire des passerelles capables d’orchestrer le réseau audiovisuel, la supervision du réseau informatique (SNMP) et la gestion technique des bâtiments.


dossier-integration2Rejoindre le réseau de partenaires VDI Legrand

Pour accompagner les installateurs à bâtir des projets ambitieux et développer leur business, Legrand a lancé, début 2016, son réseau national de partenaires VDI (Voix-Données- Images).
Au programme, pour les adhérents : des invitations aux événements organisés par Legrand, des rencontres régionales entre confrères et avec des bureaux d’étude, des tables rondes avec des investisseurs, et des Web conférences pour s’informer et se former.
Quelque 80 professionnels VDI ont déjà signé la charte commerciale Legrand pour devenir des ambassadeurs de la marque auprès des maîtres d’ouvrage.
Les adhérents y gagnent la découverte des produits, des tendances du marché, des nouvelles technologies et des normes récentes, et peuvent obtenir la certification cuivre ou la certification fibre optique.


 

Gérer les salles de conférence avec Crestron

dossier-integration3Destinée aux intégrateurs, l’offre Crestron .AV Framework a pour but de simplifier la gestion de multiples salles de conférence et salles de réunion. Ce protocole permet la standardisation des systèmes AV sur une seule plateforme IP à travers toute une organisation.
Crestron promet une définition de l’architecture sans avoir besoin de programmer ou de maquetter une interface graphique, l’interface utilisateur est générée automatiquement en fonction des options choisies.
L’intégrateur effectue la personnalisation dans son navigateur Web et peut déployer les mises à jour en un clic vers des dizaines de salles.
Vous aimeriez une démonstration ? Crestron vient d’ouvrir son premier Experience Centre en France, à Nanterre, en région parisienne. Il y présente ses dernières technologies tertiaires et résidentielles dans un showroom immersif destiné aux intégrateurs et à leurs futurs clients.



3 types d’infrastructure visioconférence

Le Pont externe (MCU) :
Un pont de visioconférence génère un nombre important de salles de réunions “virtuelles”; et réunit plusieurs sites répartis dans le monde dans la même réunion.
Sur le pont externe, il existe une fonction qui s´appelle le transcoding.
Cette fonction permet de connecter à l´aide du débit internet sans subir ou dégrader la qualité de vos interlocuteurs, à la différence des ponts internes).
Avec un pont, tous les systèmes de visioconférence ont un accès multipoint.

  • Grande capacité de correspondants à appeler
  • Système multipoint permettant d’interconnecter différents sites
  • Grande capacité de nombre de multiconférence simultanées
  • Ressource physique réservée : audio, vidéo, partage de documents
  • Pont dédié à la conférence téléphonique et / ou à la conférence vidéo
  • Facilité d’utilisation avec conférence planifiée ou à la demande
  • Transcodage automatique entre différents protocoles

Les passerelles (Gateway) IP vers RNIS :
Elles permettent d’interconnecter différents types de réseau IP, RNIS, SIP, 3G.
Par exemple, le RNIS est utilisé pour les entreprises ayant adopté un réseau IP. L’avantage principal de cette infrastructure et que toutes les personnes de la société passeront vers un seul réseau RNIS au lieu de plusieurs.
Il est intéressant de mettre en place ce système à partir de 10 systèmes de visioconférence.
Traversée de pare-feu et NAT sécurisée
La solution complète de collaboration vidéo de traversée de pare-feu/NAT Transit™ permet d’assurer des appels vidéo sécurisés de qualité Full HD (1080p30) au sein d’un réseau ou entre différents réseaux.

  • Déploiement simple
  • Inclut des applications de serveur et de client pour assurer une sécurité optimale
  • Traversée de pare-feu/NAT basée sur la norme H.460 et le protocole SIP

 

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clickshare de Barco, pour une connexion sans fil et sans logiciel.

 

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Architecture de supervision audiovisuelle RMS Entreprise d’AMX

 

architecture type autour d’une matrice HMDI avec câble Cat 6.

architecture type autour d’une matrice HMDI avec câble Cat 6.

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