Thierry Ruard, responsable de la formation de Schneider Electric

La formation aujourd’hui

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FORMER LES INTÉGRATEURS
POUR VALORISER L’INNOVATION

On se dirige aujourd’hui vers des bâtiments connectés. Quel sera, selon vous, l’impact sur les professions d’intégrateurs et d’électriciens ?

L’industrie du futur, ce n’est ni plus ni moins que l’industrie connectée. Nos solutions évoluent très vite, chaque année, nous sortons de nouvelles solutions qui intègrent toutes une connectivité. Nous avons donc la responsabilité de faire monter en compétence nos filières traditionnelles – les intégrateurs, les installateurs électriciens –, au risque qu’elles soient éjectées du marché. Si les filières traditionnelles de l’énergie et de l’électricité n’évoluent pas, des acteurs, notamment de l’informatique, s’empareront de ce marché. À travers les actions que nous menons, notre responsabilité est de faire capter ce message à nos partenaires traditionnels pour les faire monter en compétence. C’est notre engagement et notre stratégie.

Une nouvelle dimension
où l’énergie véhicule une valeur d’usage

Pensez-vous que les intégrateurs prennent la mesure de cette mutation ?

Je pense qu’ils le comprennent, oui, mais il y a différents niveaux de compréhension. S’agissant des directions générales, des installateurs nationaux, des entreprises, des PME, le message est passé. Il y a cependant deux freins. D’une part, ils ont à faire face à une charge quotidienne et ont du mal à se libérer pour regarder demain. D’autre part, nos partenaires historiques, les intégrateurs, ne voient pas le marché évoluer aussi vite, ils minimisent parfois l’impact de la vitesse d’évolution.

Comment les aider, alors, à savoir vendre et se vendre ?

Nous avons opté cette année pour la solution des Universités Schneider Electric, ce qui nous permet de former 4 500 clients sur des bâtiments connectés, avec des parcours de formation « certifiants ». Dans le parcours métier, nous intégrons des solutions de compétence, et notamment un volet concernant le faire-savoir, le « communiquer », « comment je valorise ce que je peux installer ». C’est un élément fondamental.

Les distributeurs sont forcément aussi un relais important. Ils adhèrent à nos ambitions, et d’ailleurs, nous les formons également. Enfin, nos universités sont locales. Nous investissons beaucoup, et nous tournons dans toutes les régions de France pour aller au plus près des clients. En clair, cela signifie beaucoup d’efforts de notre part. Une formation de trois jours est vendue 200 €, nous offrons quasiment ces formations. Nous sommes entrés dans une dimension où l’énergie véhicule une des valeurs d’usage. Nous avons donc la volonté de faire « monter » la filière. C’est l’intérêt aussi de nos confrères et concurrents. Plus on mettra d’innovation sur le marché, plus on aura besoin de partenaires qui sauront la capter, la valoriser et la revendre au client final.

 

 

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