AIA Life Designers : un phare en bord de Loire

© Guillaume Satre. AIA Life Designers, Maître d’ouvrage : SCI Crucy, Jacques Fétis – Maîtrise d’œuvre : AIA Life Designers : Pascal Fourrier, architecte associé, Jérôme Milteau, architecte chef de Projet – Conception lumière : AIA Life Designers : Philippe Autret, Philippe Laheux – Solution éclairage : Zumtobel Group, Prolicht, Led Linear
© Guillaume Satre. AIA Life Designers, Maître d’ouvrage : SCI Crucy, Jacques Fétis – Maîtrise d’œuvre : AIA Life Designers : Pascal Fourrier, architecte associé, Jérôme Milteau, architecte chef de Projet – Conception lumière : AIA Life Designers : Philippe Autret, Philippe Laheux – Solution éclairage : Zumtobel Group, Prolicht, Led Linear

AIA Life Designers, c’est l’expression d’un nouvel état d’esprit. Celui d’un collectif complémentaire et soudé de six cents architectes, urbanistes, paysagistes, ingénieurs, économistes, directeurs de travaux, BIM managers, graphistes et maquettistes, tous « life designers », réunis autour de cette passion qu’ils cultivent et construisent ensemble : l’architecture. Changement de nom, mais aussi de lieu pour l’agence de Nantes qui vient de prendre ses nouvelles marques dans le Bas-Chantenay. Réhabilitée, la Salle à tracer, qui accueille 230 collaborateurs, a été mise en lumière selon un concept créé par les éclairagistes de l’agence, Philippe Autret et Philippe Laheux.

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«Dès 2010, nous avions repéré le lieu, se souvient Jérôme Milteau, architecte AIA Life Designers, chef de projet, et été séduits par ce site mémoriel et post-industriel des chantiers navals Dubigeon en bord de Loire, ainsi que par le bâtiment lui-même, extraordinairement conservé par son propriétaire, Jacques Fétis (SCI Crucy). » La Salle à tracer, construite en 1922 sur trois niveaux et classée au titre du patrimoine nantais, en impose avec ses 65 m de long et 14 m de large. Elle permettait aux dessinateurs d’esquisser et de graver, à même le sol en bois du troisième étage, des coques de bateaux à l’échelle 1. « Sa réhabilitation s’est appuyée sur une expertise architecturale, structurelle et environnementale des matériaux constituant le bâti. Le bâtiment a été ensuite littéralement désossé, sa structure mise à nu, et nous n’avons retenu que les dispositifs porteurs en béton armé, la charpente métallique et le plancher en parquet bois », détaille Jérôme Milteau.
L’ossature en béton initiale a été restaurée et doublée d’une structure acier. Les fermes métalliques de toiture ont été rénovées et rehaussées, une extension bardée de zinc a été ajoutée et accueille le hall. Dans son volume, flotte une boîte habillée d’acier Corten qui abrite des salles de réunion. La couverture est réalisée en zinc tandis que les pignons Nord et Sud font la part belle au verre.

Priorité à la performance énergétique

© Guillaume Satre. AIA Life Designers

© Guillaume Satre. AIA Life Designers

Certifié HQE, le nouveau bâtiment a mobilisé architectes et ingénieurs de l’agence pour déployer des systèmes performants dans tous les domaines. Ainsi, la rénovation a-t-elle laissé place aux innovations et au développement durable, qu’il s’agisse des isolants, de la ventilation, des énergies renouvelables, de l’éclairage, naturel ou artificiel. L’implantation même du bâtiment favorise la pénétration de la lumière naturelle, qui limite le recours à l’éclairage artificiel. Pour résoudre l’insolarisation et la surchauffe thermique, la façade Sud utilise un vitrage électrochrome dont le flux électrique module l’opacité par régulation de la transmission lumineuse, tout en conservant une transparence sur l’extérieur et les berges de la Loire. « Non seulement le bâtiment offre une grande surface transparente, explique Philippe Laheux, concepteur lumière, mais la technique elle-même est visible, rien n’est caché ; ainsi pas de faux plafond mais des panneaux qui diffusent le chaud et le froid. Il nous fallait donc trouver une solution qui puisse s’intégrer à cette architecture, qui réponde à l’exigence d’un niveau d’éclairement de 300 lux et qui puisse être également régulée en fonction de l’occupation des espaces et des apports de lumière du jour. »

Sequence de Zumtobel. © Guillaume Satre. AIA Life Designers

Sequence de Zumtobel. © Guillaume Satre. AIA Life Designers

Autre exigence, l’agence souhaitait, autant que faire se peut, disposer d’une « identité lumineuse » dans les espaces de travail collaboratifs et individuels, et d’un luminaire qui s’adapte aussi bien à tous les niveaux du bâtiment, du rez-de-chaussée au deuxième étage. « Nous avons sélectionné le luminaire Sequence de Zumtobel à la fois pour ces performances énergétiques et pour son design qui nous a permis d’intégrer les appareils aux systèmes de diffusion de chaleur et de froid situés au-dessus des postes de travail et de les suspendre sous la toiture en pente au niveau 3 », détaille Philippe Laheux.

© Guillaume Satre. AIA Life Designers

© Guillaume Satre. AIA Life Designers

« Sequence a été modifié afin d’obtenir les dimensions requises, 905 mm par 105 mm, et de lui adjoindre des fixations spécifiques pour la version encastrée qui compte six modules LED tandis que les suspensions sont composées de huit modules », précise Agnès Desjardins, chargée du projet chez Zumtobel Group. Les luminaires offrent un flux de 4 480 lm, avec une émission directe (80 %) et indirecte (20 %) en 4 000 K et présentent un UGR inférieur à 19 grâce à leur système optique à lentille segmentée. Ils sont pilotés par des détecteurs de présence équipés de sondes de luminosité régulant ainsi l’intensité de l’éclairage artificiel.

Lumière, histoire et matières
Le choix des autres luminaires a été effectué dans le souci constant d’être en harmonie avec l’architecture industrielle du bâtiment. Aussi, dans les circulations et les espaces d’échanges, des luminaires tubulaires Prolicht, dotés de modules LED, ont-ils été installés en encastré, plafonnier, suspension ou en applique, diffusant une lumière blanche dans un réflecteur orange. Partout, le confort et la sécurité des collaborateurs ont fait l’objet d’une attention particulière, comme l’éclairage de l’escalier métallique et bois, réalisé à l’aide de réglettes LED Linear incorporées en dessous des marches. Le plancher de la Salle à tracer, au troisième étage, classé au patrimoine nantais, a été nettoyé, protégé et recouvert en partie d’un surplancher en résine. Grâce à une dizaine de fenêtres de sol, il reste néanmoins visible. On peut voir les planches de pin de 6 cm d’épaisseur marquées des traits et des repères en laiton utilisés par les dessinateurs des chantiers navals Dubigeon. Enfin, dans la grande salle de réunion et l’extension, les luminaires Slotlight de Zumtobel ont été disposés en lignes continues que l’on peut apercevoir de l’extérieur à travers la façade Nord de verre de la « coque » en Corten qui rappelle, là encore, l’origine de ce lieu emblématique qui a vu naître Le Belem.

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Précédente publication de mise en lumière d’AIA Life Designers ici.

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