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Technique – Électricien3e n°44

Hall d’accueil avec détecteur de fumée installé au plafond.

Dans le domaine de la détection d’incendie, il existe deux certifications pour les systèmes de détection d’incendie (SDI) pour les services de conception, d’installation et de vérification de conformité et les centralisateurs de mise en sécurité incendie (CMSI) pour les services de maintenance. Le système de sécurité incendie de catégorie A (SSI Cat. A), équipé d’une alarme incendie de type 1 sans temporisation, permet de détecter automatiquement les fumées ou gaz de combustion afin de déclencher l’alarme incendie générale. En aucun cas, l’installateur ne peut entreprendre directement la mise en place du SSI car le propriétaire du bâtiment doit obtenir préalablement une autorisation de travaux en application de l’article R.123-23 du code de la construction et de l’habitation.

Principe de fonctionnement d’un SSI

Le SSI permet de traiter les informations recueillies par les détecteurs incendie et les déclencheurs manuels afin de commander les dispositifs actionnés de sécurité qui mettent en sécurité l’établissement. Le SSI favorise l’évacuation des personnes tout en limitant la propagation de l’incendie à l’ensemble du bâtiment. C’est un équipement de sécurité bien complexe qui obéit à de nombreuses contraintes réglementaires. En effet, l’interopérabilité des différents équipements de mise en sécurité asservis à la détection incendie, tels que les déclenchements de l’alarme, des ventilateurs de désenfumage des couloirs, du compartimentage de zones, de la mise à l’arrêt d’équipements techniques (climatisation par exemple), de l’équipement de contrôle adressable… est complexe. De plus, il convient d’adapter le dispositif à la structure du bâtiment. Enfin, il est nécessaire de veiller au respect des contraintes techniques et réglementaires de tous les équipements associés au système incendie.

1)Désigner un coordonnateur SSI Cette mission obligatoire permet de définir les zones de détection, d’alarme, de désenfumage et de mise en sécurité de l’hôtel. Le coordonnateur SSI est l’architecte de l’installation de sécurité ; il réalise les plans d’implantation des détecteurs et des équipements de sécurité (DAS) et constitue le dossier d’identité du SSI (obligatoire).

2)Consultation des entreprises susceptibles d’installer un SSI Le coordonnateur SSI aide au choix de l’installateur compétent.

3)Désigner un bureau d’étude sécurité Le bureau d’étude sécurité rédige la notice de sécurité et les plans aux normes selon les dispositions de l’article R.123-24 du code de la construction et de l’habitation et de l’article GE 2 de l’arrêté du 25 juin 1980. Il réalise le dossier de demande d’autorisation de travaux.

4)Transmission du dossier de demande d’autorisation de travaux Le dossier est déposé à la mairie ou à la préfecture de police pour Paris. Il est instruit par la commission de sécurité qui donnera son avis.

5)Commencement des travaux Dès notification de l’autorisation, l’installateur réalise ses travaux sous le contrôle du coordonnateur SSI.

6)Réception des travaux par le coordonnateur SSI et par l’installateur. L’installation est vérifiée et testée dans son ensemble.

7)Vérification technique du SSI par un organisme de contrôle agréé. Obligatoirement réalisé par un organisme de contrôle agréé à la fin des travaux et tous les trois ans ensuite.

8)Communication du rapport de vérification à la commission de sécurité. Le dossier d’identité du SSI et le rapport de vérification technique réalisé par un organisme de contrôle agréé doivent être transmis à la commission de sécurité compétente. Votre coordonnateur SSI se charge généralement de cette action.

9)Souscription d’un contrat annuel de maintenance. Un contrat annuel de maintenance doit être souscrit auprès d’un installateur compétent.

10)Visite de la commission de sécurité. Elle teste l’installation au cours de la visite. La commission de sécurité émet un avis défavorable si le SSI ne fonctionne pas correctement.

La détection incendie est-elle obligatoire dans les chambres ?

Aujourd’hui la détection n’est toujours pas obligatoire dans les chambres, même si elle est vivement conseillée pour détecter le plus rapidement possible l’incendie.

Les pièges à éviter

De nombreux électriciens ou installateurs se sont positionnés sur le marché sans avoir reçu de formation. Certains proposent d’installer les SSI sans se soucier du respect de la procédure obligatoire et de la coordination du système.

Le résultat est bien souvent catastrophique puisqu’il convient de refaire certaines installations ou d’étendre la détection à des zones qui avaient été oubliées. Défaire pour refaire n’a jamais été très professionnel. La responsabilité de l’installateur peut même être recherchée, notamment pour défaut de conseil.

Référentiels techniques à connaître

En plus de la réglementation officielle de sécurité contre l’incendie (articles spécifiques aux SSI dans les référentiels de sécurité des ERP et IGH en particulier), les principaux référentiels applicables sont les suivants :

Cahier des Clauses techniques générales applicables aux marchés publics. Règle d’installation Apsad R7 (juin 2007). Détection automatique d’incendie (sauf § 5 Vérifications périodiques et maintenance).

Info référentiels Apsad R7. Norme NF S 61-970 (juillet 2007) « Règles d’installation de systèmes de détection incendie (SDI) » et ses amendements. Norme NF S61-932 (décembre 2008) « Règles d’installation d’un système de mise en sécurité incendie (SMSI) ».

Filière 3e:
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