La maintenance, une opportunité pour réduire les coûts d’exploitation

L’arrêté du 19 novembre 2001 relatif aux ERP (établissements recevant du public) avec locaux à sommeil type J.O.R.U. stipule l’obligation d’avoir, en plus d’un éclairage de sécurité, un éclairage de type « remplacement » en cas de coupure du secteur. Cet éclairage de sécurité est aussi vital qu’indispensable pour la sécurité des personnes. En cas de nécessité (coupure de l’alimentation électrique, défaillance de l’éclairage normal, alerte incendie, etc.), il réduit les conséquences humaines des sinistres, en permettant l’évacuation rapide et sûre des bâtiments, en diminuant les risques de panique et en facilitant l’intervention des secours. Les blocs autonomes d’éclairage de sécurité doivent être admis à la marque NF AEAS et avoir un flux assigné minimum de 45 lumens avec une autonomie de 1 heure.

hopital 1Aujourd’hui, en France, le parc installé des luminaires d’éclairage de sécurité, blocs autonomes d’éclairage de sécurité (BAES) ou luminaires pour source centrale (LSC), est estimé à environ 27 millions d’appareils. Or, un tiers d’entre eux est en mauvais état ou hors service par manque d’entretien. Comme pour tout appareil, le vieillissement des éclairages de sécurité est normal et inévitable. La maintenance des installations est donc essentielle pour garantir leur bon fonctionnement. Pourtant, dans une grande majorité des établissements recevant du public (ERP), ou des travailleurs (ERT), il s’avère que les luminaires installés ne sont pas entretenus et risquent de ne plus assurer leurs fonctions de sécurité.

La maintenance, une exigence qui engage la responsabilité des exploitants Le chef d’établissement ou le gestionnaire de site sont responsables de la sécurité de leurs établissements. Conformément à la réglemen- tation en vigueur, les responsables des établissements recevant du public (ERP), des travailleurs (ERT) ou des résidents (habitat collectif), doivent s’assurer que les BAES (blocs autonomes d’éclairage de sécurité) et les LSC (luminaires pour source centrale) sont bien vérifiés et entretenus périodiquement selon les exigences prévues : · pour les ERP, par les articles EC 13 et EC 14 du règlement de sécurité contre les risques d’incendie et de panique ; · pour les ERT, par les arrêtés des 26/02/2003 et 14/12/2011 (article 11) ; · pour l’habitat collectif, par l’arrêté du 30/01/1986 et pour les IGH, par l’arrêté du 30/12/2011 (articles GH5 et GH58). En cas de manquement, l’exploitant s’expose à des injonctions de la Commission de sécurité ou de l’Inspection du travail pouvant aller jusqu’à la fermeture de son établissement. Aux pertes d’exploitation s’ajoutent des sanctions pénales (amende et peine d’emprisonnement).

Les règles de maintenance

tableau périodicitéLa vérification et la maintenance périodiques de l’installation d’éclairage de sécurité sont strictement encadrées par la réglementation qui impose un contrôle rigoureux et un suivi administratif, selon une périodicité définie par type d’établissement. Au fil du temps, les appareils d’éclairage de sécurité sont amenés à être remplacés – comme tout autre équipement – pour pallier leur vieillissement naturel et inévitable. Il peut être judicieux de profiter d’une opération de maintenance pour rénover tout ou partie de l’installation. Cette rénovation permet aux responsables ou exploi- tants d’établissement de réduire sensiblement et de manière immédiate les coûts d’exploitation de leurs bâtiments, en bénéficiant de tous les avan- tages offerts par les dernières technologies. C’est pour satisfaire à l’obligation de résultats imposée par le règlement, et pour répondre au besoin des parties intéressées de disposer d’un cadre clair et sécurisant pour procéder à la maintenance de l’éclairage de sécurité, qu’une norme a été publiée sur le sujet en 2003 (NF C 71-830 : Maintenance des blocs autonomes d’éclairage de sécurité BAES et BAEH). Les systèmes adressables permettent quant à eux d’optimiser les coûts et temps d’intervention en cas de défaut. La gestion centralisée de l’installation détermine la position du luminaire défectueux (BAES ou LSC) et la nature de la panne. Il est même possible de recueillir, à distance, toutes les informations concernant l’état d’une installation, par une simple connexion internet ou GSM, afin de faciliter le suivi et la maintenance de l’éclairage de sécurité sur un outil de gestion technique du bâtiment (GTB).

Ne pas oublier de remplir les registres Pour attester de l’intervention du professionnel qualifié, trois éléments de preuves et de suivi sont requis :
· une étiquette de vérification à renseigner et à apposer sur l’appareil indiquant le nom de l’entreprise, la date de la vérification et l’identification du mainteneur ;
· la remise d’un rapport de vérification détaillé informant l’exploitant de l’état de son parc ; · l’inscription dans le registre de sécurité des travaux effectués et des remarques particulières ou anomalies rencontrées.

30% des éclairages de sécurité sont défectueux. 3 causes principales de mauvais fonctionnement. · Le mauvais état de la batterie · Le mauvais état des sources lumineuses, · La détérioration des appareils (encrassement, trace d’échauffement autour des lampes…)

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