Lyon fête ses lumières

© DR Salle de bal[let], par Aurélie Le Gougouec, place Sathonay. La place s’est transformée, le temps de la fête, en une salle de bal éphémère : de jour comme de nuit, les arbres, costumés de tutus blancs, sont entrés en scène et chaque soir le ballet s’est animé, au son des partitions de grands compositeurs : valses, musique symphonique, ballets.

Du 5 au 8 décembre dernier, Lyon a fêté comme chaque année ses lumières. Quatre jours de festivités et de couleurs, pour une fête historique, emblématique du patrimoine. Au programme, déambulations, mises en lumière des monuments emblématiques de la ville, spectacles et animations de rue.

La fête des Lumières est une tradition lyonnaise qui remonte au XIXe siècle. Entre 1550 et 1643, la peste s’abat sur la France et la moitié de la population de Lyon disparaît. Le prévôt Alexandre Mascary accompagné des échevins (sortes d’adjoints au maire de l’époque) font vœu, pour eux et leurs successeurs, de se rendre, toutes les fêtes de la nativité de Notre-Dame, soit le 8 septembre, en la chapelle de Fourvière pour prier la Vierge et lui offrir en forme d’hommage et de reconnaissance sept livres de cire blanche en cierges et flambeaux et un écu d’or au soleil… Ainsi fut fait, et l’épidémie s’arrêta à Lyon. En 1852, le clocher est restauré et il est décidé de placer sur celui-ci une statue de Marie en bronze doré (sculpteur Joseph-Hugues Fabisch), mais l’inauguration, prévue le 8 septembre, est reportée au 8 décembre (date de la fête de l’Immaculée Conception) car de violentes pluies entraînent une crue de la Saône. La fête a lieu le soir du 8 décembre et la statue est illuminée par des feux de Bengale, des feux d’artifice sont allumés et des fanfares jouent dans les rues. Les notables catholiques lyonnais éclairent les façades de leurs maisons, bientôt c’est toute la ville qui s’illumine. La tradition veut que chaque famille lyonnaise mette aux fenêtres des « lumignons », verres épais et colorés garnis d’une bougie. Dans les années 1990, la municipalité propose d’accompagner cette célébration d’animations réalisées par des professionnels du spectacle.

Programme des festivités

Pour cette 162e édition de la fête des Lumières, Lyon a accueilli de nombreuses manifestations. Parmi elles, des déambulations en lumière, des lieux habillés de couleurs et des œuvres créées pour l’occasion, comme une forêt de bambous lumineuse, des décors dignes de films fantastiques ou encore des promenades cinématographiques et des champs de lavande lumineux. D’autant que, comme pour 2013, Lyon s’est appuyé sur son expertise dans le domaine de l’éclairage public et de la valorisation de l’espace public et du patrimoine bâti par la lumière. Une édition qui revêt un second objectif : faire en sorte de dépenser le moins d’énergie possible par l’installation de dispositifs basse consommation.

© DR Color or Not, par Yves Moreaux, cathédrale Saint-Jean. Son travail consiste  à créer des images nocturnes, pérennes ou événementielles, en accordant la lumière aux espaces, à l’architecture, à la matière et à la perception.
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Color or Not, par Yves
Moreaux, cathédrale Saint-Jean.
Son travail consiste à créer des images nocturnes, pérennes ou événementielles, en accordant la lumière aux espaces, à l’architecture,
à la matière et à la perception.
© DR Color or Not, par Yves Moreaux, cathédrale Saint-Jean. Son travail consiste  à créer des images nocturnes, pérennes ou événementielles, en accordant la lumière aux espaces, à l’architecture, à la matière et à la perception.
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Color or Not, par Yves
Moreaux, cathédrale Saint-Jean.
Son travail consiste à créer des images nocturnes, pérennes ou événementielles, en accordant la lumière aux espaces, à l’architecture,
à la matière et à la perception.

Trophée France 3 des lumières

En marge de la fête des Lumières, France 3 Rhône-Alpes a organisé en partenariat avec la ville de Lyon le Trophée France 3 des Lumières. Parmi 75 œuvres lumineuses, 12 ont été nominées pour participer au concours : Les Pockets par TILT, Salle de bal[let] d’Aurélie Le Gougouec, Les Anooki s’invitent à l’Opéra par Inook, Lyon Terre aux lumières réalisé par Gilbert Coudène et étienne Guiol, Jackpot d’Helen Eastwood et Laurent Brun, Color or Not, par Yves Moreaux, La Veilleuse des jacobins de Christophe Mayer, Laniakea réalisé par Simon Milleret-Godet et Jérôme Donna, Rêves de nuit de Damien Fontaine, Jardin d’hiver de Christophe Martine Cathédrale d’eau et de lumière, réalisé par  Jean-Luc Hervé, et enfin Hi Striker, par le collectif Beam’Art.

En parallèle, le Trophée Récylum des Lumières durables, en partenariat avec la ville de Lyon, récompense une œuvre lumière pour son caractère éco-responsable : respect de l’environnement, sobriété énergétique, responsabilité sociale.

© DR Comment naissent les lanternes, par Pitaya, rue Royale. En lieu et place des bornes antistationnement, de « jeunes pousses » de lanternes d’éclairage public se sont épanouies sur les trottoirs. Des spécimens venant d’éclore à ceux ayant atteint l’âge adulte, la croissance de certaines d’entre elles affichent quelques bizarreries !
© DR
Comment naissent les lanternes, par Pitaya, rue Royale. En lieu et place des bornes anti-stationnement, de « jeunes pousses » de lanternes d’éclairage public se sont épanouies sur les trottoirs. Des spécimens venant d’éclore à ceux ayant atteint l’âge adulte, la croissance de certaines d’entre elles affichent quelques bizarreries !

 

Résultats disponibles sur le site : www.fetedeslumieres.lyon.fr

 

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