Le véhicule électrique, un moyen de stockage pour les smart grids

Le cinquième pilier du modèle de troisième révolution industrielle formulé par Jeremy Rifkin décrit la transition des flottes de transport vers des véhicules hybrides ou à pile à combustible. Dans ce scénario, chaque véhicule peut acheter et vendre de l’électricité en se connectant au réseau smart grids. Chaque batterie ou réservoir d’hydrogène de véhicule y joue aussi potentiellement un rôle de réservoir « tampon » du réseau et un rôle de transporteur d’énergie. Tout véhicule connectable peut, selon les moments, prélever de l’énergie dans le réseau, ou lui en fournir à partir de ses réserves inutilisées. Comment ce scénario rend-il compte des solutions techniques d’aujourd’hui ? Où en sont les innovations, en termes d’applications, mais aussi d’enjeux technologiques et de marché ?

Interview : Pauline Mispoulet, présidente du Gesec

Ni fédération, ni ONG, ni centrale d’achat, le Gesec a adopté comme devise : Ȇtre unis pour être uniques. Pouvez-vous présenter cette forme originale de groupement d’entreprise ? Sur la forme, le Gesec est un groupement d’intérêt économique (GIE). Sur le fond, nous avons créé une entreprise en réseau, avec 1,2 Md € de chiffre d’affaires cumulé et 9 000 collaborateurs. Nous avons créé un écosystème où l’on mutualise tout ce qui peut l’être à grande échelle : juridique, technique, ressources humaines, gestion, communication, formations, etc. Les fonctions support, hors production, qu’une petite entreprise ne peut pas avoir seule, deviennent alors envisageables à plusieurs. En fait, le Gesec est né il y a 45 ans d’une réalité vécue par beaucoup de dirigeants : la solitude face à la complexité, aux doutes et aux manques de moyens. Il existait des groupements d’achats et des développements orientés business. L’originalité du Gesec, c’est d’avoir d’emblée créé un groupement de services. À plusieurs, on peut envisager un partage d’intelligence, de bonnes pratiques, de questions, qui font progresser tout le réseau. De plus, le Gesec assemble des compétences en fonction de la demande des clients. Et comme notre typologie de clients est en train de changer, le Gesec permet […]

Magazine J3e, Mars 2016 : la parole aux femmes de la filière

J3, avec un “E”

L’hydrogène, de l’électricité massivement stockable pour le bati ?

Grâce aux technologies digitales, à la miniaturisation des équipements et au développement des énergies renouvelables (ENR), des ponts commencent à s’établir entre l’électricité et le gaz, grâce à l’hydrogène. On assiste ainsi à l’émergence d’un nouveau vecteur énergétique, l’hydrogène qui, représentant un moyen de stockage massif et inter-saisonnier de l’électricité, contribuera à la résolution des problèmes liés à l’intermittence et à la variabilité des ENR.

Interview : Christophe de Maistre, Président de Siemens France

Avec 6900 collaborateurs en France, sur 360 000 dans le monde, Siemens opère principalement dans les domaines de l’électrification, l’automatisation, la digitalisation et compte parmi les principaux fournisseurs au monde de technologies à haute efficacité énergétique.

Interview : Jacques Chanut, président de la Fédération Française du Bâtiment

Interview de Marcel Torrents, président de Delta Dore, pilote du projet efficacité énergétique de la Nouvelle France industrielle.

Luc Rémont, président de Schneider Electric France

Révolution des usages du bâtiment, intelligence des systèmes, marché de l’énergie : l’impact des mutations du secteur requiert des industriels une vision claire et un pilotage fin. Président de Schneider Electric France depuis bientôt un an, Luc Rémont pour J3e revient sur les différents enjeux de l’entreprise dans son environnement. Un éclairage qui s’étend à la filière électrique, terrain d’action de celui qui préside également depuis quelques mois le Gimélec.

Dossier : filière électrique et économie circulaire

L’économie circulaire, qui vise à changer de paradigme par rapport à l’économie dite linéaire, limite le gaspillage des ressources et l’impact environnemental. Elle s’applique à la fois à l’offre des acteurs économiques, au comportement des consommateurs et à la gestion des déchets. Quel est aujourd’hui l’état d’avancement des pratiques d’économie circulaire dans la filière électrique ? Comment évolue le traitement des déchets électriques et électroniques (DEEE) ? À l’heure où des enjeux technologiques et économiques nouveaux accompagnent une réglementation qui évolue, un point d’étape s’impose.

Edito j3e 833

Se chauffer avec des datacenters ou produire de l’énergie avec des bâtiments : autant d’idées innovantes qui permettent d’ajouter une deuxième fonction à un usage premier, en optimisant de ce fait le dispositif. Développées aujourd’hui à petite échelle, ces technologies posent encore de nombreuses questions.

Michèle Pappalardo, coordinatrice de Vivapolis : « Exporter la ville durable à la française. »

Coordinatrice de Vivapolis.

Vivapolis est la marque ombrelle qui fédère les acteurs français – publics et privés – voulant promouvoir à l’international un développement urbain durable. La démarche est collectivement développée et soutenue par les pouvoirs publics français et par les fédérations professionnelles du secteur privé. Ancien Commissaire générale au développement durable, Micèle Pappalardo, conseillère maître à la Cour des comptes, est en charge aujourd’hui de fédérer autour de cette marque pour développer la ville durable à la française hors des frontières hexagonales.

Retour du CES 2015

Retour du CES 2015 : une édition sous le signe du connecté

Le Consumer Electronics Show, ou CES, salon consacré à la haute technologie, se tient annuellement à Las Vegas. Il est aujourd’hui devenu le plus important événement du genre. Constructeurs, journalistes et férus de nouvelles technologies s’y côtoient sur les lieux d’exposition de la première ville des États-Unis en termes d’accueil de manifestations. Annonces majeures et présentation d’innovation sur place donne le ton pour l’année qui suit à la planète technologie. Lors de cette édition 2015, deux tendances étaient à retenir : la présence de la France et le décollage de l’Internet des objets.

3 Questions à Gilles Génin, gérant d’Ingetel

En avril 1999, Gilles Génin crée le bureau d’étude Ingetel. Après avoir travaillé dans différents secteurs de la voix, de la donnée et de l’image, notamment chez France Telecom, jusqu’en 1990, il est rapidement convaincu qu’IP allait devenir le réseau permettant de véhiculer toutes les applications. Ingetel opère dans le conseil, l’ingénierie et la maîtrise d’œuvre dans les réseaux télécoms. Il exerce dans tous les secteurs du bâtiment : tertiaire, résidentiel, industriel, sportif, transports, pédagogique, tourisme, aéroportuaire, en France et à l’international. Il est également aujourd’hui organisme de formation dans le domaine des infrastructures de câblage, réseaux et systèmes IT.

Patrick Galloy, vice-président du Pôle de compétitivité S2E2 : « fédérer autour d’une thématique : la gestion de l’énergie électrique. »

S2E2 se présente comme Le pôle de compétitivité de référence des technologies de l’électricité intelligente, au service de la gestion de l’énergie. Sa mission est d’accompagner industriels, acteurs de la formation et acteurs de la recherche. Il vise à lever certains verrous technologiques, ce qui passe par un apport de compétences aux PME. L’objectif du pôle est de contribuer au développement ou au maintien de la compétitivité des entreprises par la création de produits, de services et donc d’emplois à travers l’innovation et les projets collaboratifs. Enfin le pôle suit la réalisation des projets, aide à la communication et au marketing qui sont liés à ses produits. Mais il s’agit également de préparer les compétences nécessaires au futur, que cela soit dans le domaine de la recherche ou de la production. Rencontre avec un de ses fondateurs.

Retour du CES 2015 : entre French Tech et objets connectés

Le Consumer Electronics Show de Las Vegas, salon consacré à la haute technologie, est aujourd’hui devenu le plus important événement du genre. Constructeurs, journalistes et férus de nouvelles technologies s’y côtoient sur 185 000 m2 d’exposition. Annonces majeures et présentation des innovations donnent le ton pour l’année qui suit à la planète technologie. Lors de cette édition 2015, deux tendances étaient à retenir : la forte présence de la France et le décollage de l’Internet des objets.

Interview Thierry Bièvre

j3e – En 2009, Elithis dessinait le premier bâtiment à énergie positive avec la « Tour Elithis ». Quel retour d’expérience en avez-vous reçu ?

3 questions à Sébastien Meunier, directeur marché Performance énergétique ABB

Diplômé d’une maîtrise d’informatique et d’un 3e cycle en Architecture des Systèmes d’Informations et de Communications, Sébastien Meunier exerce depuis 20 ans une expertise dans la convergence numérique de l’énergie et des services dans les infrastructures techniques et les bâtiments, aussi bien sur le plan opérationnel que marketing. Contributeur au sein de la filière éco-électrique au GIMELEC, IGNES et cofondateur de l’association Smart Buildings Alliance for Smart Cities, Sébastien Meunier est depuis 2012 en charge du marché de la Performance énergétique pour ABB France.

Jean-Pierre Riche : Nous construisons avec des investisseurs et des banquiers des financements intégrés

Président directeur général d’Okavango Energy, Okavango est un cabinet spécialiste de l’efficacité énergétique pour l’industrie. L’un de ses sujets actuels est d’aider ses clients à financer la partie des économies liées à des investissements. Avec le montage des premiers pilotes de projets en tiers investissement en industrie, il réalise des programmes complets d’efficacité énergétique tiers financés et rémunérés à travers un contrat de performance énergétique. Tour d’horizon.

3 Questions à Nicolas Chaudron, Partner Capital Croissance chez Idinvest Partners

Les cleantech englobent l’ensemble des technologies liées à la transition énergétique. En tant que telles, elles ne représentent pas une industrie, mais un thème qui se décline à sa manière dans de nombreux secteurs : les énergies renouvelables, les réseaux intelligents, le bâtiment vert, l’économie circulaire… Chacun de ces secteurs représente des opportunités attractives pour le développement et l’adoption de nouvelles technologies. Ce sont ces opportunités que les investisseurs cherchent à capturer.

Laurent Thibaudeau : KIC InnoEnergy investit dans des start-up à fort potentiel et finance des innovations technologiques

Directeur de l’Innovation, KIC InnoEnergy France. KIC InnoEnergy est l’une des 3 KIC (Knowledge and Innovation Community) créée en 2010 dans le cadre d’un appel d’offre lancé par l’Institut Européen d’Innovation et de Technologie (EIT). Cette société européenne a été fondée par la plus grande alliance d’acteurs dans le domaine de l’énergie en Europe. La mission de KIC InnoEnergy est de développer l’innovation, la formation et la création d’entreprises dans le domaine des énergies durables. Pour ce faire, KIC InnoEnergy investit dans des start-up à fort potentiel et finance des innovations technologiques, afin d’assurer la compétitivité mondiale de l’Europe. La société, dont le siège social est aux Pays-Bas, développe son activité à travers ses bureaux situés en Belgique, Pays-Bas, France, Allemagne, Espagne, Portugal, Pologne et Suède.

Jean-Michel Palagos : « la marque France est un atout pour nos entreprises »

Entretien avec Jean-Michel Palagos – La capacité des entreprises françaises à exporter est devenue bien souvent une condition de leur survie. Dans l’univers ultra-concurrentiel ouvert par la mondialisation, il est plus que jamais nécessaire de travailler en filière, et de s’appuyer sur une image pays forte. Le gouvernement a d’ailleurs récemment rappelé les industries prioritaires en la matière. Parmi elles : l’efficacité énergétique. En France, certaines filières industrielles ont déjà intégré cette nécessité, au premier rang desquelles l’industrie de l’armement.

Partenariat Cofely/Smart Impulse : l’open innovation gagnant-gagnant

Cofely, filiale de GDF Suez, se positionne comme acteur de l’efficacité énergétique pour les entreprises et les collectivités. Dans cet esprit, elle a signé récemment un partenariat de trois ans avec Smart Impulse, une start-up fondée par des ingénieurs de l’Ecole Centrale Paris. Vincent Bryant travaille au développement des solutions efficacité énergétique au sein de GDF Suez Energie Services.