Retour sur le colloque organisé par le Groupe BPCE le 3 février dernier sur le thème du financement de la transition énergétique

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Le colloque du Groupe BPCE portant sur le  « Financement de la transition énergétique, après la nouvelle loi, quelles actions? » a réuni 350 personnes le mardi 3 février 2015 à Paris.  Il fait suite au projet de loi sur la transition énergétique voté en première lecture par l’Assemblée Nationale le 14 octobre dernier et en cours d’examen en séance publique au Sénat cette semaine. Le colloque, introduit par François Pérol et Bruno Léchevin, a été l’occasion de présenter et d’illustrer les problématiques suivantes : « Quelle mobilisation des acteurs, quelle contribution des métiers bancaires ? Quelle place pour l’innovation financière dans la transition énergétique ? ». Des thématiques abordées autours de deux tables rondes animées par Catherine Chabaud, membre du Conseil Economique, Social et Environnemental.

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Sans les territoires, la transition énergétique ne se fera pas

François Pérol a ouvert le colloque en rappelant que le Groupe BPCE est un des leaders du financement des énergies renouvelables ainsi qu’un acteur de l’investissement responsable et était le premier à créer des produits bancaires verts. Selon le président du directoire, « il reste à massifier les financements ». Bruno Lechevin, président de l’ADEME, a rappelé que « sans les territoires, la transition énergétique ne se fera pas » et que ce sont les banques qui sont un acteur majeur de celle-ci.

 

Une intuition devenue une demande

Au cours de la première table ronde, six intervenants sont intervenus pour débattre de la question « quelle mobilisation des acteurs, quelle contribution des métiers bancaires ? ». Jean-Marc Carcelès, Président du directoire de la Caisse d’Epargne Bretagne Pays de Loire, a ainsi expliqué les actions mises en place par celle-ci, notamment le guichet unique. Bruno Deletré, directeur général du Crédit Foncier présente les prêts permettant de financer les travaux de copropriété. Il est important de noter que « 25% des ménages vivent dans une copropriété ». Les moyens du CAPEB pour accompagner les artisans ont été abordés par son Président, Patrick Liébus. Pascal Marchetti, Directeur Général de la Banque Populaire des Alpes a expliqué comment sa banque a été amenée à s’intéresser à la transition énergétique. « Il s’agissait d’une intuition (…) qui est devenue une demande ». Enfin, Michèle Sabban, Présidente du R20, rapporte les actions qu’il a fallu mettre en place pour accompagner la transition énergétique. En effet, un rapport sur la transition énergétique en matière d’innovations vertes durables et abordables sera remis à Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et président de la COP 21.

 

Le mariage solaire/numérique : naissance d’un nouveau monde

Durant le débat de la seconde table ronde, Philippe Albertini, Directeur actif-passif du Groupe PRO BTP, a indiqué que l’intérêt de la transition énergétique s’expliquait par le biais des infrastructures. Pour André Joffre, vice Président d’Enerplan et Président de la banque Populaire du Sud, « le mariage solaire/numérique va donner naissance à un nouveau monde, celui de la production d’électricité décentralisée ». Laurent Michel, de la direction générale de l’Energie et du Climat au ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie a lui, mis en avant les multiples enjeux de la transition énergétique : la rénovation des différents types de bâtiments, la production d’énergie, la vision systémique et la mobilité durable. Enfin, Philippe Zaouati, Directeur Général de Mirova, a déclaré que « réorienter massivement l’épargne vers les infrastructures, les entreprises et des projets qui sont positifs et qui favorisent la transition énergétique, est un outil réellement puissant ».

 

D’un stade expérimental à un stade de massification

Pour clôturer ce colloque, Nicolas Chatillon, directeur du Développement fonction transverse Banque commerciale et Assurance, a dégagé trois grandes thématiques qui à ses yeux émergeaient du colloque : « Tous ces mécanismes que nous avons créé ont besoin de passer d’un stade expérimental à un stade de massification, à la hauteur des enjeux et des besoins qui sont ceux du marché aujourd’hui Il faut rendre plus visible ce que nous faisons. La communication est devenue essentielle pour promouvoir toutes nos initiatives et toute cette ingénierie financière que nous avons développée au fil des années Donner plus de visibilité à long terme aux projets de nos clients : il faut donner de la stabilité dans le cadre référentiel réglementaire et fiscal. Et j’espère que la loi qui va être votée va permettre cela. »

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