3 questions à Alain Kergoat, de Toshiba Systèmes France

Diplômé de l’université technologique de Compiègne et de l’Institut d’administration des entreprises de Paris, Alain Kergoat débute sa carrière en 1983 chez Hewlett-Packard.

En 1994, il devient directeur commercial et marketing d’Infomobile, la 1re filiale de Bouygues dans les télécoms, puis en 1997, il intègre Toshiba Systèmes France pour prendre la direction marketing de la division informatique. En 2008, il est nommé directeur du marketing stratégique de Toshiba. Il coordonne l’ensemble des activités marketing stratégiques et renforce les synergies des différentes entités informatiques, électronique grand public et mobile, pour répondre aux évolutions du marché. Depuis 2011, il a en charge le développement de la nouvelle branche smart community de Toshiba.

Qu’est-ce que Pluzzy et comment cela s’intègre-t-il dans la stratégie de Toshiba ?
Il s’agit d’une démarche globale de la division smart community qui a vocation à délivrer des systèmes de pilotage pour la ville intelligente (smart home, smart building, grid, lighting, transport et city). Le projet Lyon Smart Community, dans le quartier de Confluence à Lyon, comporte tous ces volets, notamment avec : un îlot de bâtiments à énergie positive qui allie tertiaire, commercial et habitat ; un service d’auto-partage de véhicules électriques ; un système d’audit énergétique pour l’habitat résidentiel ; et un agrégateur des données énergétiques au niveau du quartier. Le smart home est le niveau le plus accessible de cet ensemble et permet à chacun de s’interconnecter avec son environnement. Pour cela, il est nécessaire d’avoir une unité centrale pour la maison connectée (Pluzzy) qui s’interface avec Internet car l’essentiel de la valeur est sur Internet. L’offre Pluzzy va se déployer en plusieurs niveaux. D’abord, dès septembre prochain [LC1] nous mettons à la vente, en grande distribution chez les multispécialistes, un système plug & play simple d’utilisation. Puis, en octobre, un système plus évolué avec[LC2]  la gestion du confort, notamment en traitant la régulation du chauffage. Nous allons travailler ensuite sur une version pro pour les installateurs électriques en proposant des modules à intégrer dans le tableau de bord électrique, par exemple. Dès que les fonctions deviennent évoluées, il faut que les professionnels rentrent en œuvre.

Est-ce que cela signifie que la domotique bascule dans l’électronique ?
Oui et non. Les fonctions sont électriques mais gérées par l’électronique et l’informatique. Nous allons utiliser par exemple la TIC du compteur électronique pour renvoyer les informations de consommations sur la box et, donc, sur un portail de services accessible via Internet. En 2012, avec le projet Confluence, nous avons identifié qu’une des valeurs importantes du smart home se trouvait dans l’efficacité énergétique. Les prix de l’énergie sont tendanciellement haussiers, par ailleurs la flexibilité (et donc la complexité) de l’offre tarifaire des fournisseurs d’énergie sera vraisemblablement une des conséquences du déploiement des fameux smart meters (Linky, en France). Aujourd’hui très peu de personnes vont gérer quotidiennement leur énergie, mais le nouveau paysage de services énergétiques qui se profile nécessitera le développement de nouveaux équipements et applications afin de mieux contrôler et donc d’optimiser ses consommations d’énergie. Les distributeurs aussi auront leur rôle à jouer en proposant des packs qui permettent de réduire la complexité de l’offre. D’abord, le contrôle et la mesure des consommations, puis la régulation du chauffage, le smart lighting… On part du grand public pour reboucler par l’électricien.

Pourquoi avoir choisi iJenko comme partenaire plutôt qu’un développement interne ?
Les technologies japonaises ne sont pas toujours facilement exportables : dans le domaine du smart home par exemple, le Japon utilise Echonet Light, un protocole spécifique promu par l’État Japonais. Il nous fallait donc soit redévelopper nos systèmes existants au Japon (Toshiba propose au Japon une offre smart home nommée Feminity), soit s’appuyer sur un expert européen ayant une plateforme basée sur les standards européens. C’est ce dernier choix que nous avons fait afin de tirer le meilleur parti du savoir-faire local de notre partenaire iJenko allié à l’approche globale du groupe Toshiba dans le domaine des solutions d’efficacité énergétique. La solution Pluzzy est notre premier livrable hors Japon dans le domaine du smart home. Nous apportons par ailleurs notre soutien à d’autres entreprises comme Avob ou Isidore qui toutes participent à notre stratégie d’open innovation.

Pour terminer, Toshiba souhaitant promouvoir une vision globale de ses solutions à haute efficacité énergétique pour le bâtiment, nous présentons un stand commun avec les divisions Toshiba climatisation, Toshiba lighting et Toshiba smart community autour des thématiques du smart home-smart building et du smart lighting sur le salon Batimat, Interclima+elec home&building du 4 au 8 novembre 2013.

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