Olivier Fillot, vice-président des ventes France & UK, Distech Controls

DISTECH CONTROLS permet aux bâtiments connectés de communiquer avec leurs occupants grâce à des solutions basées sur des technologies avancées. En relation avec ses clients, Distech Controls conçoit des solutions innovantes afin d’améliorer le bien-être, la gestion des espaces et l’efficacité énergétique des bâtiments. Sur le salon IBS, Distech Controls met en avant son écosystème de solutions multi-métiers, destiné au pilotage des immeubles de bureaux.

IBS fête cette année ses 10 ans. Quel est votre sentiment sur les évolutions du Smart Building depuis la création du salon ?
Olivier Fillot – Ces dix dernières années, le Smart Building a connu de grands changements. Auparavant, la profession évoluait lentement. De grandes avancées ont eu lieu les cinq dernières années. Ces évolutions ont été rendues possibles grâce, d’une part, au développement technologique, mais d’autre part à la demande de « désilotage », pour favoriser l’échange des données. Aujourd’hui, encore peu d’offres sont unifiées mais Distech Controls est une entreprise jeune, née sur des protocoles ouverts. Notre objectif est de défendre cette ouverture, qui permet l’interopérabilité entre les métiers. Je pense que le développement de nouveaux business models participe à aller de plus en plus vite, grâce notamment au partage des données d’usage des occupants. Car il n’y a pas de Smart Building tant que l’usager n’est pas écouté.

De quelle manière vos solutions ont évolué ces dix dernières années ?
O. F. – Historiquement, nos offres étaient décomposées entre la couche terrain, les automatismes et la supervision. Aujourd’hui, tout a été remis à plat grâce à l’avènement du full IP. Cela permet de combiner les besoins métier et terrain et ainsi d’installer moins de fils, et d’éviter les passerelles et les concentrateurs. Cela contribue à la fluidité des échanges de données entre les équipements. Nos solutions fonctionnement donc en IP et embarquent le protocole BACnet, ouvert sur le CVC (chauffage, ventilation et climatisation). Mais ce n’est pas encore suffisant. Nous avons intégré une API Rest, accessible au monde de l’informatique. Cela permet aux ESN (entreprises de services numériques) de rechercher des données directement dans nos contrôleurs pour créer des services tels que des applications, par exemple, ou utiliser facilement les données de notre système pour alimenter un logiciel de gestion d’énergie.

Quelle solution présentez-vous cette année ?
O. F. – Les solutions que nous présentons cette année gravitent autour de la gamme Eclypse et constituent l’ensemble des solutions Eclypse Sky Ecosystem. Il s’agit d’un ensemble de solutions communiquant en BLE (Bluetooth Low Energy), allant du multicapteur à l’interface occupant Allure Unitouch, en passant par la télécommande Uniwave. Cet écosystème de solutions, dédié aux immeubles de bureaux, permet de créer une nouvelle expérience utilisateur, avec davantage de flexibilité et de personnalisation du poste de travail. Cette gamme vient compléter la gamme Eclypse, qui connaît un fort développement.

Quelles seront selon vous les grandes évolutions des technologies du bâtiment dans les dix années à venir ?
O. F. – C’est très difficile à dire ! Industriellement, il faut faire des choix. L’intelligence artificielle, la commande vocale, l’Edge et le Cloud ainsi que l’expérience utilisateur peuvent impacter le bâtiment, mais nous ne savons pas encore de quelle manière ni sous quelle forme. De plus, les modèles économiques changent : aujourd’hui, ce sont les clients qui investissent, mais demain, la vente de services directement à l’usager prendra certainement de l’importance. Enfin, de grands groupes s’intéressent à nos métiers, je pense notamment aux Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft). Il y a dix ans, nous avions des certitudes, ce qui est beaucoup moins le cas aujourd’hui. Ce qui est stimulant, c’est que Distech Controls a une forte capacité d’innovation. Nous avons notamment développé les premiers contrôleurs IP aux niveaux les plus bas. Nous travaillons déjà pour conserver ce coup d’avance.

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