Le télétravail sous un éclairage adapté

Le recours massif au télétravail durant le confinement nous a amené à repenser nos manières de travailler et à penser les limites de l’éclairage « domestique ». Le Syndicat de l’éclairage propose quelques pistes pour améliorer son « home office » même si on n’est pas technicien de bureau d’études, ou éclairagiste !

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Comment passer au télétravail tout en bénéficiant d’un  éclairage adapté ? Le Syndicat de l’éclairage pose la question : quels sont les enjeux liés à l’éclairage ?

L’éclairage des bureaux est conçu par des professionnels dans le respect des bonnes pratiques et selon des normes strictes. Il a pour mission d’optimiser le confort des usagers dans leur espace de travail. domestique ». En effet, il n’est pas du tout le même, ni en qualité, ni en quantité. Il offre souvent trop peu de lumière et un mauvais éclairage peut être à l’origine d’une fatigue visuelle ou de maux de tête. En tout état de cause, l’éclairage domestique n’est pas conçu pour effectuer un travail de bureau et peut s’avérer inconfortable toute une journée.

Dans un projet d’éclairage, il faut définir les objectifs (niveaux d’éclairement, luminance maximale…) et choisir les luminaires et leur position pour les atteindre. Mais il ne faut pas oublier de déterminer le système de gestion à mettre en place :
– quels automatismes de détection de présence et de lumière du jour ? (d’autant plus qu’ils sont souvent obligatoires dans le cas d’une rénovation)
– quelle programmation horaire ?
– quelle variation de température de couleur ? (c’est le concept de l’éclairage Human Centric Lighting)

Comment améliorer l’environnement lumineux de son « home office » ?

Malheureusement, l’œil n’est pas un bon outil de mesure. Sa capacité d’adaptation est telle, qu’elle ne lui permet pas de percevoir les différences de niveaux d’éclairement. Nous percevons les différences de niveaux d’éclairement sur une échelle logarithmique : l’écart entre 250 et 500 lux nous semble le même qu’entre 500 et 1 000 lux, et si nous pouvons percevoir la différence entre 5 et 10 lux, nous ne percevons pas la différence entre 95 et 100 lux.

Vous l’aurez compris, la qualité et le confort d’un éclairage ne s’apprécient pas au premier coup d’oeil. C’est là que les règles de conception pour les installations d’éclairage interviennent pour réaliser des projets où la qualité de la lumière est mesurable. Créer chez soi un environnement lumineux, favorable au télétravail et sans être un expert, n’est pas impossible.
Le Syndicat de l’éclairage livre 5 pistes à suivre, en faveur d’un éclairage adapté pour le télétravail :

  • faire un diagnostic : analyser l’éclairage que l’on a d’ordinaire au bureau et tenter de retrouver les mêmes conditions à la maison.
  • entamer une réflexion avec son entreprise sur les aménagements à prévoir dans le cadre du télétravail : l’employeur peut communiquer un ensemble de bonnes pratiques à mettre en œuvre, dont la manière d’être bien éclairé pour travailler chez soi.
  • choisir les bons luminaires : on n’utilise pas les mêmes luminaires chez soi ou au travail, néanmoins, les luminaires sur pied sont une bonne solution pour éclairer sa zone de travail.
  • rester dans la plage de température 3 000 K – 4 000 K
  • ne pas hésiter à utiliser beaucoup de lumière : les niveaux de lumière préférés des usagers sont généralement supérieurs aux normes, et ce, quelle que soit la culture (Veitch & Newsham, 1996b). À titre d’exemple, aux Pays-Bas, une étude montre que les employés de bureaux apprécient un éclairage moyen de 1300 lux alors que la quantité de lumière recommandée sur les bureaux est de 500 lux (Saunders, 1969).

télétravail et éclairagewww.syndicat-eclairage.com

 

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