Qualification et formation à l’installation photovoltaïque

Source : Heliopolis

Depuis 2017 pour les installations d’une puissance inférieure à 9 kWc, toute demande de raccordement effectuée après le 1er octobre 2017 s’accompagne du « certificat attestant de la qualification ou de la certification professionnelle de l’installateur ». Deux ans après l’annonce du plan #PlaceAuSoleil, la loi Énergie et Climat a permis d’avancer sur des sujets structurants (simplification administrative pour ombrières, obligation de solarisation des bâtiments, périmètre d’autoconsommation collective). Le photovoltaïque s’installe dans la tête des gens comme une alternative crédible aux hausses tarifaires de l’énergie tout en faisant un geste écologique.

À fin août 2020, l’analyse du parc photovoltaïque en France montre que le résidentiel (< 9 kW) représente 15 % (1 389 MW) du cumul des raccordements, soit une hausse de 6,9 % sur un an, pendant que les moyennes toitures (9 – 100 kW) représentent 20 % (1 793 MW), soit +16 % sur un an. Compte tenu des engagements environnementaux de la France, le solaire photovoltaïque est promis à de beaux jours.

En France, presque 20 0000 installations de moins de 9 kW en autoconsommation avec et sans injection de surplus sont installées par an. Certains installateurs ont bien compris le potentiel de développement. Mais pour profiter de ce marché, l’installateur doit être qualifié RGE Domaine Panneaux Solaires Photovoltaïque, il faut tout d’abord suivre la formation souhaitée dédiée et ensuite se présenter à la qualification.

« Du côté de Qualifelec, la qualification peut aller assez vite. Mais attention, les prérequis sont importants. Prenons l’exemple d’un professionnel qui part de zéro, qui n’a pas de connaissances dans ce domaine. Il serait donc en probatoire, car sans référence chantier, explique Thierry Grosdidier, directeur technique chez Qualifelec. Pour être qualifié par nos soins, l’installateur devra asseoir des connaissances certaines en suivant les formations dédiées. 80 % de la clé d’entrée pour être certifié sera la formation. »

 

Observatoire PV France Territoire Solaire

Des prérequis très importants

Les connaissances prérequises sont importantes, car les risques de sinistres et d’accidents sont importants. C’est avant tout un métier d’électricien, avec les risques d’accident induits. Faire intervenir des personnes qui n’auraient pas la maîtrise de cette partie électrique constitue un réel dangerToutes les entreprises qui ne répondent pas aux critères d’entrée du dispositif Qualifelec et qui ne répondent pas aux prérequis ne peuvent pas être qualifiées par Qualifelec. « Nous sommes les garants de l’expertise du solaire photovoltaïque et ainsi, nous minimisons la sinistralité des chantiers. C’est d’ailleurs l’essentiel de notre communication. L’assurance d’un socle métier qui soit correctement constitué avant même de parler des RGE. Nous voulons nous assurer qu’il s’agit bien d’électriciens, possédant de solides bases et souhaitant ajouter le photovoltaïque en complément de métier. C’est seulement dans un second temps que nous parlons de la partie RGE », détaille Alexandra Del Medico, secrétaire général de Qualifelec.

L’organisme propose une seule qualification photovoltaïque qui est découpée en trois indices de puissances (< 36 kW, 36-250 kW, < 250 kW) et un indice de maintenance. II faut savoir que Qualifelec a indicé les probatoires concernant la puissance, pour des questions assurantielles : probatoire indice 1 (-36), probatoire indice 2 (36-250) et probatoire indice 3 (< 250).

Les formations au solaire photovoltaïque

Beaucoup d’électriciens pensent que le GMPV, Groupement des métiers du photovoltaïque, dispose d’un catalogue de formation. Ce n’est pas le cas. Le GMPV rassemble sur son site l’actualité du PV ainsi que des formations longues et courtes. Des organismes comme Formapelec ou Ines proposent de nombreuses formations qui sont estampillées « reconnu par Qualifelec ». Afin de répondre aux exigences de la filière solaire et être en adéquation en matière de formation avec les dernières avancées de la recherche et du développement, INES Formation & Evaluation s’est doté d’un nouveau plateau technique et pédagogique de 350 m2 et 1 400 m2 de surface de démonstration.

Henri Perez, directeur de Formapelec.

De son côté, Formapelec dispose de trois centres de formation à Paris, Lyon et Clermont-Ferrand ainsi que de quatre antennes (Arras, Vatry, Aix en Provence et Dijon). Les formations disponibles vont de la formation initiale aux habilitations électriques BR photovoltaïque et BP (code : Habel 397), la mise en œuvre et maintenance des installations photovoltaïques inférieures à 250 kWc raccordées au réseau et en autoconsommation (code : PV210) ou encore la conception et le dimensionnement des installations PV de -250 kWc avec autoconsommation (code : PV100). « La force de Formapelec est de proposer des formations sur mesure et en intra-entreprise. Nous utilisons les retours des clients pour sans cesse améliorer nos formations. Notre force est d’aller très vite. En une semaine, nous pouvons concevoir un module de formation sur mesure. Nous suivons la norme et la loi. Puis nous ajoutons des parties selon les besoins exprimés du client. Nous collons à la demande client », explique Henri Perez, directeur de Formapelec. Trois segments sont disponibles chez Formapelec : conception, installation et technico-commercial.

« Nous avons 3 créneaux, à savoir < 100 kWc et < 250 kWc en basse tension puis > 250 kWc en haute tension. Nos formations sont labelisées Qualifelec, mais nous n’avons pas de labélisations RGE.
Les formations Formapelec sont pratico-pratiques et pensées pour s’adapter aux attentes des installateurs. Depuis 5 ans, avec Hervé Jacques, nous avons globalement assoupli nos méthodes pour nous adapter au client. Pour cela, nous avons engagé un travail collaboratif de qualité avec la FFIE, le Serce et la CSEEEE (voir lettre CSEEE).
Sur 2021 et 2022, nous allons particulièrement travailler sur les techniques de vente avec la FFIE », conclut Henri Perez.

Téléchargez les référentiels :


La qualification « Solaire Photovoltaïque » SPV se décline en 7 indices au choix :

  • PSPV1 : Probatoire SPV – indice 1 (inférieur ou égal à 36 kVA)
  • PSPV2 : Probatoire SPV – indice 2 (supérieur à 36 kVA ou inférieur ou égal à 250 kVA)
  • PSPV3 : Probatoire SPV – indice 3 (supérieur à 250 kVA)
  • SPV1 : SPV – indice 1 (inférieur ou égal à 36 kVA)
  • SPV2 : SPV – indice 2 (supérieur à 36 kVA ou inférieur ou égal à 250 kVA)
  • SPV3 : SPV – indice 3 (supérieur à 250 kVA)
  • SPVMA : SPV – indice Maintenance

Ces indices sont cumulables. Cependant, il n’est pas possible de cumuler un indice probatoire avec un indice correspondant à la même puissance. Il est possible d’obtenir ces indices simultanément ou indépendamment.
Afin d’être qualifiée, l’entreprise doit répondre à l’ensemble des exigences définies dans le référentiel administratif commun à tous les référentiels techniques et à l’ensemble des exigences définies dans le référentiel technique de la qualification Solaire Photovoltaïque.

Les indices de qualification Probatoires SPV1, SPV2 et SPV3

Pour les entreprises qui ne peuvent pas fournir l’intégralité des références de réalisation, conformes aux exigences du référentiel (création d’entreprise, création ou développement d’activité), il est possible de demander un, ou plusieurs, indice de qualification probatoire associé à une puissance d’installation, PSPV1, PSPV2, PSPV3, valable pour 2 ans. L’entreprise doit répondre à l’ensemble des exigences définies dans le référentiel administratif et doit également répondre aux exigences spécifiques, définies dans le référentiel technique associé à la qualification.  Aux indices PSPV1, PSV2 et PSPV3, il est possible d’associer uniquement des mentions probatoires.

 

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