Bâtiment durable : le potentiel de l’aluminium bas carbone

En France, le secteur du bâtiment représente 44% de la consommation énergétique et près de 25% des émissions de CO2. Pour accompagner la transition énergétique des bâtiments, l’enjeu est d’opter pour des matériaux ayant une faible empreinte écologique, tout en respectant les objectifs de performance énergétique. L’aluminium bas carbone représente un des outils potentiels pour réduire l’impact écologique des bâtiments.

L’aluminium est utilisé pour un large éventail d’applications en construction. Il constitue bien souvent le matériau de choix pour les menuiseries extérieures : fenêtres, portes, volets, etc. Celles-ci représentent un des points clés de la performance énergétique de l’habitat car elles contribuent directement à améliorer son isolation thermique. Au-delà du gain économique sur sa facture d’énergie, bien choisir les matériaux de ses menuiseries permet de veiller sur son empreinte environnementale. Dans la construction ou la rénovation de bâtiments, ce métal est apprécié pour plusieurs raisons. À la fois léger et souple, c’est un matériau facile à travailler, tout en ouvrant le champ des possibilités architecturales. Par ailleurs, étanche et inflammable, l’aluminium a une longue durée de vie, tout en offrant une sécurité optimale.

 

Quelle différence entre l’aluminium et l’aluminium bas carbone ?

La filière aluminium s’engage sur la voie du bas carbone avec le développement de produits recyclés et le recours à une électricité verte dans les processus de production. Ce métal, apprécié pour ses atouts techniques et pratiques en construction, avait pu présenter des carences en termes de responsabilité environnementale. En effet, son processus de production à partir de bauxite puis d’alumine est particulièrement énergivore. Ce problème est résolu par un avantage qui lui est intrinsèque. Il peut être recyclé indéfiniment, sans aucune perte de valeurs ou de propriétés. À cet égard, l’énergie requise pour recycler l’aluminium représente une petite fraction (pas plus de 5%) de celle nécessaire à sa production primaire. Par ailleurs, les industriels peuvent aussi recourir aux énergies vertes pour sa production. En somme, l’aluminium bas carbone (ou aluminium propre) se différencie par un cycle de vie avec une faible empreinte écologique : de sa production jusqu’à sa déconstruction.

 

Le potentiel de l’aluminium bas carbone

Dans un souci de réduire l’impact écologique du secteur du bâtiment, le Gouvernement prévoit l’entrée en vigueur de la réglementation environnementale RE 2020, à compter de janvier 2022. Elle introduit notamment la notion d’empreinte carbone pour la construction de bâtiments neufs. Ainsi, l’utilisation de l’aluminium bas carbone permettrait d’anticiper cette prochaine étape règlementaire.

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