N. Slimati, directeur Général de Siemens SI RSS France : « Notre souhait est de proposer des offres globales par secteur. »

Nawfal Slimati, Directeur général de l’activité « Régional Solutions et Services » (RSS) de Siemens Smart Infrastructure (SI). © Daisy Reillet

Après avoir occupé le poste de Directeur de la Stratégie, des Ventes & Marketing Siemens SI France, Nawfal Slimati a été nommé le 1er octobre dernier au poste de Directeur Général de SI RSS France. À ce titre, il aura la charge de renforcer et de développer cette activité stratégique pour Siemens Smart Infrastructure. Il nous dévoile l’organisation de Siemens SI RSS et les grandes orientations stratégiques de la Business Unit.

Pouvez-vous nous présenter l’activité « Regional Solutions et Services » (RSS) de Siemens Smart Infrastructures dont vous avez été nommé directeur général en octobre dernier ?
Nawfal Slimati – L’activité RSS intègre les composantes Solutions et Services de Siemens Smart Infrastructure. Elle regroupe donc l’ensemble du portfolio Smart Infrastructure, enrichi de produits tiers. En France, cette Business Unit compte sept directions régionales et 41 agences, réparties sur le territoire. RSS regroupe des marchés généraux, notamment les bâtiments ou les infrastructures et des marchés verticaux, comme les bureaux, les datacenters, l’Industrie pharmaceutique, les hôpitaux… Les principaux segments de marché sont : la sécurité incendie, avec des solutions de détection et d’extinction ; la sureté avec des produits de vidéosurveillance, de contrôle d’accès ou d’intrusion ; le Building Automation, qui va du contrôle de la pièce à la production d’énergie ; Energy performance and Sustainability, intégrant des audits énergétiques, des solutions d’optimisation pour atteindre les seuils fixés ; IoT avec un ensemble de capteurs et de systèmes ; E-Mobilité avec une offre composée d’IRVE (Infrastructures de recharge de véhicules électriques) et de solutions d’intelligence pour gérer des parcs de bornes. L’ensemble de ces segments est complété par des services, dédiés notamment à la maintenance et au digital.

Quels sont les principaux axes de croissance identifiés sur cette activité et quelle stratégie allez-vous déployer ?
N. S. – Sur la protection incendie, nous sommes leader avec 27 % des parts de marché. Pour le Building automation, les principaux axes de croissance viennent du décret tertiaire, mais aussi des lois européennes, qui obligent les acteurs à améliorer la performance énergétique de leurs bâtiments. Nous avons également fait l’acquisition de Comfy, qui permet, pour un usager, de prendre le contrôle de son environnement de travail via une application mobile. Sur le marché des objets connectés, l’achat récent d’Enlighted, qui propose des capteurs numériques pour piloter l’éclairage, nous permet de gagner des parts de marché. Cette solution permet de réaliser jusqu’à 90 % d’économies d’énergie par rapport à des solutions à incandescence, et permet de gérer les densités de présence, la géolocalisation, la luminosité, la température… Sur le marché de la e-Mobilité, nous tirons parti des plans de relance français et européens. Ce marché est en pleine croissance. Nous fournissons des bornes de recharge et nous proposons toute l’intelligence qui y est adossée, notamment la réservation, les calculs de taux de charge ou l’interfaçage avec le bâtiment. Enfin, en ce qui concerne les services digitaux, nous proposons des services pour mettre en corrélation des données récoltées avec des cas d’usages digitaux. Pour l’ensemble de nos marchés verticaux, nous proposons des couches digitales. Il s’agit d’une véritable approche de verticalisation, où nous apportons des solutions dans différents domaines : protection des personnes, performance énergétique, confort, digitalisation des process, empreinte carbone… Notre souhait est de proposer des offres globales par secteur.

Plus globalement, quels sont les enjeux de performance énergétique et de digitalisation pour les bâtiments et les infrastructures ?
N. S. – Les bâtiments représentent 40 % des consommations énergétiques. La consommation des bâtiments est dépendante des usages, des habitudes, sans oublier le confort des occupants. La gestion des pièces et des zones doit être adaptée à la présence et à l’utilisation qui en est faite. Concernant la digitalisation, notamment les solutions reposant sur les jumeaux numériques, l’Intelligence artificielle ou les objets connectés, l’objectif est de transformer les usages et de les rapprocher des besoins des utilisateurs, pour créer un véritable parcours d’usage. Les sujets liés à la performance énergétique et à la digitalisation se rejoignent. Le paramétrage des systèmes au plus près des besoins réels des occupants permet de créer de meilleurs scénarios au service du confort et de la performance énergétique. En France, nous nous inscrivons dans la stratégie de croissance globale de Siemens, qui repose sur deux piliers que sont le développement durable et la digitalisation.

Propos recueillis par Alexandre Arène

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