Benoît Coquart élu président de la FIEEC

Benoît Coquart, président de la FIEEC et directeur général du groupe Legrand. © FIEEC

La Fédération des industries électriques, électroniques et de communication (FIEEC) a annoncé le 14 janvier l’élection de Benoît Coquart, directeur général du groupe Legrand, à sa présidence. Il succède à Laurent Tardif, qui devient président d’honneur. Il prend ses fonctions dans un contexte marqué par l’accélération des transitions énergétique et numérique, qui mobilisent fortement l’ensemble de la filière.

Directeur général du groupe Legrand, spécialiste mondial des infrastructures électriques et numériques pour le bâtiment et les centres de données, Benoît Coquart connaît bien la fédération. Il en était vice-président depuis 2017 et a également présidé IGNES entre 2019 et 2025. Il succède à Laurent Tardif, président de la FIEEC depuis 2020 et nommé président d’honneur.

Une filière au cœur des transformations industrielles
La FIEEC représente un écosystème de près de 8 000 entreprises, 800 000 salariés et 250 milliards d’euros de chiffre d’affaires. La filière regroupe à la fois de grands groupes français présents à l’international et un tissu dense de PME et d’ETI innovantes, actives dans les domaines de l’électricité, du numérique, des infrastructures et des équipements.

Dans ses premières déclarations, Benoît Coquart a souligné le rôle stratégique de ce secteur dans les mutations en cours, notamment en matière d’électrification des usages, de transformation numérique et de politique industrielle. Lors de ses vœux à la FIEEC le 14 janvier, Benoît Coquart a promis que les syndicats de la filière seraient « plus vocaux » dans le débat public.

Trois priorités annoncées pour 2026
La FIEEC entend structurer son action autour de trois axes majeurs.

Le premier vise à accompagner l’accélération des transitions électrique et numérique, en s’appuyant sur les compétences de la filière : électrification des usages, mobilité, bâtiments, infrastructures numériques, réseaux, centres de données, ou encore développement des gigafactories et questions de fiscalité énergétique.

Le deuxième concerne le renforcement de la compétitivité et de la souveraineté industrielle française, avec un travail sur la surveillance des marchés, le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), la fiscalité de production, le crédit d’impôt recherche, les filières d’économie circulaire et l’accès aux matières premières stratégiques.

Enfin, la fédération souhaite améliorer l’agilité de ses syndicats membres et des entreprises adhérentes face à un environnement international, réglementaire et normatif de plus en plus complexe, notamment sur les sujets de normalisation et de reporting extra-financier (CSRD).

Avec cette nomination, la FIEEC ouvre une nouvelle phase de gouvernance, centrée sur le positionnement de la filière électrique et numérique comme acteur clé des transformations économiques et industrielles en France et en Europe.