[Proposé par ABB] À l’occasion du lancement d’Emax 3, son nouveau disjoncteur ouvert, ABB fait évoluer sa vision de la protection électrique en y intégrant davantage d’intelligence et de connectivité. Benoit Gamen, chef produit ABB Electrification France, revient sur les mutations des infrastructures électriques et les enjeux de performance, de gestion énergétique et de cybersécurité qui accompagnent leur transformation.
Pourquoi les infrastructures électriques doivent-elles aujourd’hui évoluer pour répondre aux nouveaux usages ?
L’électrification massive des usages transforme profondément les besoins énergétiques. Les datacenters, les infrastructures de recharge, les bâtiments intelligents ou encore l’industrie connectée nécessitent des réseaux toujours plus performants, flexibles et résilients. Parallèlement, les équipements deviennent plus sensibles et les architectures électriques plus complexes. Les exploitants doivent donc disposer d’une visibilité en temps réel sur leurs installations afin d’assurer la continuité de service, optimiser leur consommation énergétique et anticiper les risques de défaillance. Cette évolution conduit les infrastructures électriques à intégrer davantage d’intelligence embarquée, de capacités d’analyse et de communication afin de répondre aux exigences croissantes de disponibilité et de performance. C’est précisément pour répondre à ces nouveaux défis que les acteurs du secteur développent aujourd’hui des équipements capables d’associer protection électrique, connectivité avancée et gestion intelligente des infrastructures comme c’est le cas avec notre nouveau disjoncteur Emax 3.

Comment les nouvelles générations de disjoncteurs contribuent-elles à une gestion plus intelligente de l’énergie ?
Le disjoncteur n’est plus seulement un organe de protection. Il devient un véritable équipement intelligent capable de collecter, analyser et exploiter les données issues du réseau électrique. Les dernières générations de solutions permettent notamment de surveiller la qualité de l’énergie, d’identifier les anomalies, de piloter certaines fonctions de l’installation et d’interagir avec les systèmes de supervision grâce à de multiples protocoles de communication industriels, dont l’IEC 61850. Cette intelligence contribue à renforcer la résilience des infrastructures tout en optimisant les coûts d’exploitation. Grâce à la gestion prédictive des actifs et à une meilleure visibilité sur l’état des équipements, les exploitants peuvent réduire les arrêts non planifiés, prolonger la durée de vie des installations et maîtriser leurs dépenses d’exploitation et d’investissement.
La cybersécurité devient-elle désormais un enjeu majeur pour les infrastructures électriques ?
Absolument. La multiplication des équipements connectés et la digitalisation des infrastructures augmentent mécaniquement la surface d’exposition aux cybermenaces. La cybersécurité doit aujourd’hui être intégrée dès la conception des équipements. Cela passe par la sécurisation des communications, la gestion des accès utilisateurs, l’authentification des équipements et le respect de référentiels reconnus comme la norme IEC 62443. Au-delà de la protection des données, l’enjeu est de garantir la continuité de service des infrastructures critiques. Dans un hôpital, un datacenter ou un site industriel, une interruption d’alimentation peut entraîner des conséquences majeures. Les équipements électriques doivent donc être capables d’offrir simultanément performance, sécurité opérationnelle et résilience face aux risques cyber.






