Comment booster et sécuriser la gestion d’éclairage en choisissant des drivers led performants ?
Le driver led joue un rôle essentiel dans la performance, la durabilité et l’ergonomie de l’éclairage. De plus en plus associé à des capteurs de gestion automatique, il doit être intégré dès la conception du luminaire et sa fabrication, et dimensionné avec attention pour un projet.
La performance du driver est conditionnée par plusieurs facteurs :
- Destination du driver (éclairage intérieur ou extérieur)
- Température de fonctionnement (Tc) conditionnée à l’environnement d’installation
- Durée de vie et taux de défaillance
- Taux de charge
- Système de fixation et connectique (présence des serre-câbles)
- Protection contre les surtensions entre phase et terre et phase et neutre, niveau en kV et nombre de surtensions supportées par le driver, surtout en éclairage extérieur.
L’achat des drivers séparément des luminaires représente un risque en matière de compatibilité et de performance globale. Un luminaire complet vendu par un fabricant permet d’assurer :
– la maîtrise de la qualité sur les performances en test de fin de ligne (production, CEM…),
la maîtrise énergétique et électrique des caractéristiques annoncés (consommation, déclaration CEE…),
– la maîtrise des réglages (programmation des drivers).
2. Performance et conditions d’utilisation
L’efficacité du luminaire est déterminée par l’intégration du système led/driver. Les performances annoncées sur les fiches techniques du driver, établies à pleine charge (selon le tableau 3 de l’annexe II du règlement 2019/2020), ne reflètent pas celles des conditions réelles d’utilisation car les luminaires fonctionnent à charge réduite la plupart du temps. Il est donc essentiel de vérifier auprès du fournisseur que ces performances du driver restent garanties avec une gradation à 50 %.
Par exemple, l’efficacité lumineuse d’un module led augmente si on diminue le courant dans les led :
– un module de 16 leds, 3 000 K, 1 000 mA, a un rendement de 147 lm/W (6 848 lm- 51 W module + driver) ;
– à demi-flux, le module de 16 leds, 3 000 K, 455 mA, a un rendement de 169 lm/W (3 424 lm – 23,3 W), soit un gain de 15 %).
3. Choix du protocole de gradation
La gradation des luminaires est un facteur critique pour assurer une gestion optimale de l’éclairage. Les protocoles numériques sont préférables pour garantir la fiabilité de la transmission des données sur la durée.
• DALI-2 est recommandé pour une communication stable, pouvant être bidirectionnelle, notamment avec une GTB/GTC.
• La première version du DALI et le DALI BC (Broadcast) ne permettent pas la collecte des données nécessaires au monitoring énergétique. Ces versions du protocole peuvent ne pas convenir à des applications de type GTB/GTC, systèmes de pilotage global du
bâtiment (BOS).
• Les protocoles analogiques (0-10 volts ou 1-10 volts) ou la gradation de phase sont à éviter, car ils sont sujets aux interférences.
4. Interopérabilité
Le DALI-2 est un DALI amélioré pour une meilleure interopérabilité avec des commandes étendues. Il permet d’obtenir :
• des données sur le luminaire (certification 251)
• des rapports sur l’énergie (certification 252)
• des diagnostics (certification 253)
Il maintient la rétrocompatibilité avec le DALI.
Le D4I utilise le protocole DALI-2 avec des dispositions spécifiques :
• le driver peut avoir une alimentation Aux 24 V – 3 W (certification 150)
• le driver fournit une alimentation Dali Bus 16 V DC 50 mA désactivable (certification 250)
Il permet d’alimenter simplement le Bus DALI, et ce Bus peut alimenter un capteur et/ou une antenne.
5. Communication sans fil
Les solutions sans fil doivent s’appuyer sur des protocoles ouverts pour garantir une interopérabilité durable. Le DALI + répond à cette demande. Il est une prolongation radio du protocole DALI-2. Le support radio utilise soit :
• Bluetooth Mesh NLC (Networked Lighting Control) et D4i (parties 250, 251, 252, 253) sont préférables.
• Zigbee est à éviter s’il n’est pas ouvert, car il peut limiter fortement la compatibilité future.
Le choix du driver doit donc intégrer les protocoles DALI-2 (ou DALI+), assurant une communication robuste aussi bien en filaire qu’en sans-fil. Les alliances Zhaga et D4i offrent des solutions pérennes et évolutives, adaptées aux exigences futures des bâtiments intelligents et de l’éclairage extérieur.
6. Maintenabilité et assistance
Avec le module LED, le driver constitue le moteur du luminaire. Son bon dimensionnement, sa bonne intégration dans le luminaire dès la conception, et enfin sa parfaite mise en oeuvre sur le terrain sont les conditions du bon achèvement de l’installation.
Le choix d’une marque reconnue avec des interlocuteurs joignables et compétents est dans ce contexte d’une grande importance pour assurer l’assistance à la mise en service et le support tout au long du cycle de vie du produit.
Un choix avisé des drivers LED sous contrôle du fabricant du luminaire complet garantit la longévité des installations, réduit les coûts d’exploitation et améliore le confort visuel. Il est essentiel de privilégier des systèmes de gestion ouverts et standardisés afin d’anticiper les évolutions technologiques et assurer la durabilité, l’efficacité et l’ergonomie des solutions d’éclairage.
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