Parafoudre : la technologie VG de CITEL face aux nouveaux enjeux du bâtiment connecté

Ici, le modèle DAC50VG de la gamme. © CITEL

Avec l’essor des équipements sensibles (photovoltaïque, IRVE, domotique ou réseaux IP), la protection contre les surtensions devient un enjeu central pour les installateurs. Aurore Alric, Product Manager chez CITEL, revient sur les spécificités de la technologie VG, une approche hybride qui vise à simplifier la mise en œuvre, améliorer la fiabilité des installations et répondre aux nouvelles contraintes du résidentiel comme du tertiaire.

Électricien+La technologie VG est souvent présentée comme la signature technologique de CITEL. Concrètement, qu’apporte-t-elle de différent par rapport aux parafoudres plus «classiques» que les installateurs connaissent déjà?

Aurore Alric – Signature technologique de CITEL depuis 30 ans, la technologie VG protège chaque année des dizaines de milliers d’installations à travers le monde. Aujourd’hui à la 3e génération, cette technologie brevetée associe une varistance et un éclateur à gaz spécifique (GSG), tous deux fabriqués par CITEL dans son usine de Reims.

La technologie VG est un atout pour les installations : elle facilite entre autres la sélection du matériel, la mise en œuvre sur le terrain et la coordination entre les parafoudres principaux et secondaires. Via son éclateur à gaz permettant d’éliminer les courants de fuite, elle garantit une durée de vie optimale de la protection et de l’installation. C’est l’assurance d’une fiabilité absolue et d’une sécurité simplifiée au quotidien.

Électricien+ – Avec la multiplication des équipements sensibles dans les logements et petits bâtiments tertiaires, les besoins en protection évoluent fortement. Comment la technologie VG répond-elle à ces nouveaux usages?

A. A. – Bornes de recharge, photovoltaïque, domotique, éclairage LED… Face à des équipements toujours plus sensibles, les parafoudres doivent relever un double défi : maintenir une connectivité permanente et garantir une continuité de service absolue.

Ces nouveaux usages ne tolèrent aucune interruption ou surtension répétée. Pour y répondre, les parafoudres VG de CITEL offrent un niveau de protection (Up) bien plus performant que les solutions classiques, préservant ainsi les cartes électroniques les plus fragiles.

Cette technologie est intégrée dans plusieurs gammes CITEL par application : le DACN1-25CVG ou le DAC1-13VG (protection Type 1 des réseaux basse tension), le DPVN (protection DC du solaire) ou encore le MLPCVG (éclairage public LED).

Le parafoudre DACN1-25CVG. © CITEL

Électricien+ – Sur le terrain, quels sont les principaux avantages de la technologie VG pour les électriciens installateurs? Peut-on parler de gains en fiabilité, en maintenance ou en durée de vie des équipements protégés?

A. A. – À la différence des technologies d’éclateur à air, la technologie VG ne génère pas de courant de suite, phénomène pouvant créer des disjonctions de disjoncteurs amont ou des microcoupures lors du fonctionnement du parafoudre. Les parafoudres VG peuvent être associés à des disjoncteurs ou des fusibles.

Concernant la maintenance, dans les parafoudres VG, grâce à l’éclateur GSG en série, les varistances ne sont soumises à aucun courant de fuite et ne subissent donc aucun vieillissement, la varistance ne s’échauffe pas et ne se fatigue pas, ce qui assure une durée de vie prolongée.

Électricien+ – Le photovoltaïque et les infrastructures de recharge IRVE exposent les installations à de nouvelles contraintes électriques. Existe-t-il des applications où la technologie VG montre particulièrement sa pertinence aujourd’hui?

A. A. – L’un des atouts majeurs de la technologie VG réside dans sa coordination universelle. Lors du retrofit d’une installation déjà équipée de plusieurs protections, elle garantit une compatibilité parfaite avec les parafoudres existants. Intégrer du VG dans une installation, en cascade ou en remplacement, se fait ainsi en toute sérénité, tout en offrant un niveau de protection (Up) optimal pour préserver les équipements sensibles.

Plus généralement, au vu de sa fiabilité et de sa durée de vie, cette technologie est aussi très appréciée dans tous les bâtiments critiques tels que les hôpitaux, les datacenters ou les centres de traitement des eaux.

Ici, le modèle DAC50VG de la gamme. © CITEL

Électricien+ – La protection contre les surtensions reste parfois sous-estimée dans le résidentiel. Quels sont, selon vous, les points que les professionnels devraient davantage anticiper dans les années à venir, notamment avec l’essor des maisons connectées et des équipements électroniques sensibles?

A. A. – L’un des points majeurs à anticiper est l’évolution réglementaire. La récente mise à jour de la NF C 15-100 impose désormais de protéger les réseaux de communication dès lors qu’un parafoudre basse tension est obligatoire. Cette règle s’applique aussi bien à l’habitat qu’au tertiaire.

 

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