Electriciens sans frontières – Suivez les aventures du projet au Pérou

Troisième entretien avec Bernard Bonnefoy, Chef du projet. L’installation des deux premiers villages terminée, nous sommes de retour à Puerto Maldonado où nous retrouvons une ville où la situation sociale s’est bien apaisée. Malgré une présence policière et militaire importante tout semble plus calme.

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Le matériel manquant est arrivé mais… il est bloqué en douane ! Nous profitons d’un court week-end chez nous, en France, pour préparer les prochaines étapes : rencontres ministérielles, règlement des tracasseries administratives avec les douaniers, récupération des onduleurs et réfrigérateurs, préparation des prochains départs.

Pouvez-vous nous parler des intervenants et en particulier de l’action des jeunes dans ces réalisations ? Cinq personnes nous ont accompagnés sur la mission.

Deux techniciens ont été sollicités par les Ministères pour réaliser – et se former – à la réalisation des installations photovoltaïques ainsi qu’à leur entretien.

Manu, un jeune électricien de Puerto Maldonado, a travaillé avec nous et a vite acquis toute la technicité du photovoltaïque. Il est maintenant capable de mener à bien des installations et envisage d’en faire son métier. Il aura en charge les tournées d’entretien et le dépannage des installations photovoltaïques et électriques avec un contrat auprès des Ministères.

Deux jeunes adolescents issus d’un orphelinat, Juan Carlos et Pedro, ont fait, eux aussi, un très bon travail sur les chantiers. Comme nous, ils ont pris plaisir à mener ces réalisations et souhaitent poursuivre dans cette voie. Leur action a été déterminante dans la réussite de cette mission.

Quelle technique avez-vous utilisé pour l’installation ? 

Cette électrification a été faite par la pose de 10 générateurs photovoltaïques et la réalisation des installations électriques des bâtiments.

Du matériel électrique fourni par Legrand et des bobines de câbles fournies par Nexans ont été acheminés jusqu’à Puerto Maldonado et stockés chez Apronia dans l’orphelinat de San Vicente. Le matériel a ensuite été amené sur site par pirogue au fur et à mesure des réalisations.

Pour les postes de santé, les générateurs photovoltaïques sont composés de 4 panneaux 12v 80 Wc, d’un régulateur 24v/20A, d’un convertisseur 24/230v 1500VA et de 4 batteries 6v 225Ah.

Pour les écoles, les générateurs photovoltaïques sont composés de 2 panneaux 12v 60 Wc, d’un régulateur 12v/20A, d’un convertisseur 12/230v 700VA et de 2 batteries 6v 225Ah.

Les panneaux photovoltaïques sont, pour les postes de santé et les écoles, posés sur un portique ou sur un poteau de bois avec une ferrure adaptée. Sur l’école de Palma Real, nous les avons mis sur le toit qui était parfaitement bien orienté.

Les réfrigérateurs « photovoltaïques » ont été placés dans les 5 postes de santé et permettent désormais de conserver médicaments et vaccins. Les postes de santé ainsi équipés servent  de bases avancées pour les autres postes de santé situés à proximité, les médicaments et les vaccins étant acheminés dans des glacières.

Pouvez-vous nous décrire la vie dans les villages et quelle a été la participation des villageois ?

Les chefs de villages, les populations ainsi que les instituteurs et les infirmiers sur place nous attendaient. La radio des postes de santé était utilisée pour informer les autres villages de notre progression.

Les villageois se sont impliqués dans l’intendance et pour les travaux les plus pénibles : mise à disposition et préparation des lieux d’hébergements, préparation des repas, déchargement et transports des matériels, travaux de terrassement…

Ainsi, une salle de classe était mise à notre disposition pour dormir. Logement sommaire et certains redoutaient les petites bêtes !

Et à Palma Real, Myriam, l’infirmière, nous préparait les repas. Le soir, Juan Carlos, l’un des adolescents de l’orphelinat, nous initiait à la pêche aux piranhas !

 

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