Le BIM en rénovation : passer de l’âge de pierre, à l’ère numérique

Passage quasi obligé pour le neuf et les marchés publics, le BIM s’invite petit à petit pour la rénovation énergétique des bâtiments avec des intérêts d’usage variés mais conséquents, pour tous les acteurs, maîtres d’ouvrage ou gestionnaires de patrimoine, maîtres d’œuvre, occupants et exploitants.

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La société J.M.P. développe des chaufferies et utilise depuis 2008 un scanner Faro pour préparer ses chantiers d’implantation de chaufferies et les pré-fabriquer en atelier. À chaque fois, il s’agit de s’adapter au local et de prendre en compte les éléments déjà en place, comme les tuyauteries.

Le local qui doit servir pour l’installation est donc scanné, les chaudières sont ensuite installées dans le nuage de points, puis l’ensemble de la chaufferie avec ses réseaux de distribution est ajouté dans la CAO.

Le BIM fait partie du big data, la gestion de ses données est clé

Ce point est fondamental : que l’on soit architecte, bureau d’études, maître d’ouvrage ou géomètre, il est indispensable que le traitement des données – qu’elles soient issues de scan et de photos ou bien de plans numérisés ou fichiers issus de logiciels de conception 2D – s’effectue de façon fluide, simple, structurée et dans des volumes d’informations raisonnables.

Des solutions et des services de modélisation sont proposés par plusieurs sociétés, citons la start-up snapkin qui propose de traiter les nuages de points recueillis des scanners laser. L’originalité du service réside dans la compression du nuage de points intelligent, qui peut venir de plusieurs sources de scanner (Faro, Trimble, Leica …), ce qui permet de réduire sa taille de façon forte puis de modéliser au format RVT, DWG ou IFC. Grâce à la reconnaissance de plans dans le nuage de points, seuls les plans utiles sur les arêtes et les détails sont conservés.

Partout en France, les exemples se multiplient

Dans le nord, l’ancien institut de chimie érigé en 1894 est actuellement réhabilité par Bouygues Bâtiment Nord-Est, afin d’abriter le futur Tribunal Administratif de la ville. L’utilisation du scan 3D et l’approche collaborative avec la maîtrise d’œuvre sont au cœur du projet.

Avec 315 lycées, soit 5,4 millions de m² à gérer, la région Auvergne Rhônes-Alpes considère l’adoption du BIM comme une démarche incontournable, étalée dans le temps. Pour tous les chantiers supérieurs à 3 millions d’euros, il est demandé au final un DOE BIM.

Sur Paris, l’Agence Parisienne du Climat promeut le BIM pour la rénovation des copropriétés et des bailleurs sociaux un peu partout sautent le pas car ils sont également soucieux d’avoir une connaissance numérique plus précise de leurs bâtiments.

Dans beaucoup de cas, la modélisation permet de soumettre en toute transparence les différents choix en matière d’amélioration énergétique, de confort visuel et de comportement des matériaux utilisés.

 

Jean-François Moreau

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