Le BIM en rénovation : passer de l’âge de pierre, à l’ère numérique

Passage quasi obligé pour le neuf et les marchés publics, le BIM s’invite petit à petit pour la rénovation énergétique des bâtiments avec des intérêts d’usage variés mais conséquents, pour tous les acteurs, maîtres d’ouvrage ou gestionnaires de patrimoine, maîtres d’œuvre, occupants et exploitants.

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 « Conception, réalisation, exploitation et maintenance : l’ensemble du cycle a besoin du BIM » Yoann Sestier responsable du développement commercial  et innovation chez ENGIE Axima

« Notre expérience sur la maquette numérique est forte, tout simplement parce que nos clients industriels, depuis plus de 20 ans, nous ont demandé cette approche au niveau de leur process de production. Étant au cœur des métiers du génie climatique, de la réfrigération et de la protection incendie, pour nous, la maquette doit donc permettre de connecter la GTC et la GMAO pour récupérer les données essentielles au suivi du bâtiment, que cela soit pour le gestionnaire de patrimoine mais aussi l’exploitant ou le prestataire de FM », introduit Yoann Sestier.

Nos clients ne savent pas forcément ce qu’ils peuvent attendre de leur maquette, notamment en exploitation, certains en ont une vision pour répondre à des objectifs limités, par exemple comme un élément de valorisation des actifs immobiliers, notre rôle d’accompagnement préalable au travers de l’offre BIM Life est clé.

Yoann Sestier Responsable développement commerciale et innovation ENGIE Axima

Le BIM pour le neuf est souvent mieux compris, le DOE numérique demande moins d’explications sur ces usages pour la suite du cycle de vie du bâtiment.

« Pour les bâtiments existants, la représentation 3D est intéressante mais ce qui importe surtout, ce sont les données structurées qui vont venir en permanence enrichir la maquette », explique Benjamin Blanchemain, en charge du développement BIM et Efficacité Énergétique et Environnementale au sein de la direction de la stratégie et de l’innovation de ENGIE Axima. On construit avec la maquette une base de données et cet ensemble constitue l’avatar numérique du bâtiment.  Cette base de données fédératrice, active et interopérable en lien permanent avec la vie du bâtiment, améliore la connaissance à différents niveaux, par exemple au niveau de l’exploitation maintenance mais aussi pour aider le gestionnaire de patrimoine (baux, location assurances, etc). Il est également possible de planifier les entretiens du bâtiment, ou encore de préparer efficacement une intervention par la connaissance précise du matériel et de sa situation.

Ensuite, avec l’aide du visuel de repérage dans la maquette, le technicien peut, avec sa tablette, se situer, puis agir plus aisément, même s’il n’est jamais intervenu sur l’élément à dépanner, illustre Benjamin Blanchemain.

Pour démontrer la faisabilité de l’approche, un « proof of concept » ou prototype, a été réalisé en 2016, sur un de nos bâtiments à Nantes. Dans cette maquette, nous avons également utilisé un algorithme de « machine learning » ou apprentissage, pour la mise en place adaptative du planning de maintenance prévisionnel.  « Sur ces bases, pour 2017, certains de nos projets intègrent la démarche BIM Life comme l’IUT-C de Roubaix qui bénéficiera d’une partie de ces innovations », conclut Benjamin Blanchemain.

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