Bénédicte Bahier, directrice des ressources humaines, Groupe Legrand

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Acteur majeur des produits et systèmes pour les installations électriques et les réseaux d’informations, Legrand comptait, fin 2019, 35 000 employés dans le monde, dont 6 000 en France. Présent dans 90 pays, le groupe emploie 36 % de femmes, dont 30 % à des postes de cadres. Créée en 2013, l’initiative Elle@Legrand favorise la mixité et la diversité au sein du groupe. Bénédicte Bahier, directrice des ressources humaines du Groupe Legrand, nous présente cette initiative.

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Pouvez-vous nous en dire davantage sur l’initiative Elle@Legrand ?
Bénédicte Bahier –
Ce réseau a été créé en 2013 en France et porté par les salariés de Legrand. Il s’agit d’un réseau mixte – composé de femmes et d’hommes – qui vise à favoriser la diversité au sein de l’entreprise. Dès le départ, cette initiative a été parrainée par la Direction générale, ce qui a permis de la faire vivre pleinement et même de la développer au fil du temps. Fin 2019, Elle@Legrand comptait des antennes dans 23 pays, dont les États-Unis, la Chine, l’Inde, l’Italie… Pour mener à bien ses objectifs, l’action du réseau se décline sous trois axes : agir pour plus d’égalité, développer les compétences et faire rayonner Legrand comme acteur de la diversité dans la filière. Parmi les actions mises en place : l’organisation de conférences et de débats réguliers, d’une part, et un programme de mentorat, d’autre part. Ce programme est ouvert aux femmes, mais aussi aux hommes. Son objectif est l’accompagnement au sein de l’entreprise d’un mentoré par un mentor pour développer son réseau, comprendre la structure de l’entreprise et discuter du plan de carrière. Il s’agit de créer une relation de proximité et de confiance. Ce programme est principalement suivi par des femmes, quelle que soit leur fonction.

Quelles sont ses actions en faveur de la féminisation de la filière et ses déclinaisons sur le terrain ?
B. B. –
Dans le cadre du réseau Elle@Legrand, deux types d’actions sont prévus pour favoriser la diversité en dehors de l’entreprise. La première concerne la sensibilisation des jeunes filles dans les écoles, les collèges et les lycées, avant leur choix d’orientation. La question de la diversité doit être abordée tôt pour pouvoir agir sur le nombre de futures professionnelles. Cette initiative a permis de sensibiliser 2 000 jeunes en 2019. La seconde initiative, baptisée Elle’ctricité, a été lancée en 2015 et vise à promouvoir la mixité au sein de la filière électrique. Elle est donc destinée à nos clients, installateurs, distributeurs et partenaires. L’objectif est d’organiser un événement par an et par région au sein de nos huit directions commerciales, sous la forme de conférences ou d’ateliers sur des thématiques données. Au total, 160 clients ont assisté à ces événements, dont 130 femmes. L’objectif de cette initiative est de valoriser la place des femmes dans la filière.


« Les femmes représentent 50 % de nos clients finaux, il nous faut en interne des profils qui reflètent ce chiffre »


Pour quelles raisons encouragez-vous la féminisation et plus généralement la diversité au sein de l’entreprise ?
B. B. –
Ces actions ont plusieurs objectifs. Au sein de nos effectifs, nous comptons 36 % de femmes, ce qui n’est pas du tout représentatif de la population. Et comme les femmes représentent 50 % de nos clients finaux, il nous faut en interne des profils qui reflètent ce chiffre pour pouvoir répondre à leurs besoins. Legrand a constamment besoin de recruter et nous sommes à la recherche de profils très variés. Nous souhaitons les attirer car nous sommes d’une part une entreprise inclusive, mais surtout car nous ne voulons nous priver d’aucun talent. Il s’agit également, enfin, d’une volonté de rappeler nos valeurs en accueillant tous profils de collaborateurs, quel que soit leur genre, leur nationalité, leur âge ou encore leur orientation sexuelle. Notre comité de direction compte aujourd’hui un tiers de femmes pour deux tiers d’hommes. Cette représentativité fait du Groupe Legrand une société classée dans la catégorie des « Amazones », c’est-à-dire celles qui ont plus de femmes au sein du comité de direction que dans le reste des postes d’encadrement dans l’entreprise.

Propos recueillis par Alexandre Arène

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