Cluster Lumière : des projets interprofessionnels à dimension nationale

Cluster Lumière
© DR - François Brunet, délégué général du Cluster Lumière

Le Cluster Lumière, ancré en Auvergne-Rhône-Alpes, regroupe un réseau diversifié de 160 adhérents : entreprises, laboratoires de recherche, centres techniques, partenaires institutionnels. François Brunet, son délégué général, fait le point sur les différents projets en cours.

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Lumières – Le Cluster Lumière a déposé cette année un projet dans le cadre du programme d’investissement d’avenir (PIA 3) concernant le Campus des métiers et de la qualification « Lumières pour un environnement durable ». Qu’en est-il de cette demande ?
François Brunet – Le Cluster est à l’origine de la création du Campus Lumière, un campus virtuel réunissant des établissements de formation de Bac-3 à Bac+5. L’objectif est de sensibiliser et de former des jeunes à l’éclairage, en développant des modules qui viennent s’intégrer aux formations existantes. Ces modules visent à faire monter les jeunes en compétence et à répondre aux besoins de recrutement des industriels de l’éclairage. L’innovation qui inonde la profession nécessite des compétences nouvelles, comme le numérique pour appréhender le pilotage de l’éclairage. Le dossier, déposé dans le cadre du PIA 3, permettra d’amplifier et d’accélérer les actions du Campus Lumière, avec un financement de 2,5 M€ sur six ans, composé à 50 % d’aides de l’État, à 20 % de la Région et 30 % d’engagement financier du monde industriel. Ce programme concerne à la fois l’achat d’équipements et la mise en place de ressources humaines. Les équipements multimédias seront intégrés à Lumen, la Cité de la lumière, qui accueillera un parcours lumière, des salles de formation et de mise en œuvre.

Quel est l’état d’avancement du projet Lumen ? Quel rôle va-t-il jouer ?
François Brunet – Il s’agit d’un projet structurant pour le Cluster. Nous souhaitons créer un lieu totem de l’éclairage, un Hub qui réunit sur un même site les acteurs de la recherche, de la formation et du monde économique, dans le domaine de l’éclairage. Situé dans le quartier de Confluence, vitrine de la ville de Lyon, le bâtiment aura une superficie de 6 000 m² sur 8 étages. Le rez-de-chaussée et le premier étage accueilleront des équipements pour la formation et la recherche. Les laboratoires de l’ENTPE occuperont le premier étage, avec des outils de pointe, uniques au monde, qui pourront être mis à disposition des entreprises. Au même étage, un espace innovation permettra de présenter les nouveautés des industriels.
Les sièges du Cluster Lumière et du Campus Lumière seront situés au deuxième étage, tandis que les entreprises du secteur de l’éclairage se partageront les autres niveaux. Le bâtiment offrira une forte dimension événementielle et sera très flexible dans son usage. La livraison est prévue à l’automne 2021.

Le Cluster Lumière crée une forte dynamique autour des innovations et des usages de la lumière. Quels sont vos projets phares aujourd’hui ?
François Brunet – Notre volonté est de traiter l’ensemble des sujets innovants par les usages de la lumière en créant une dynamique de collaboration entre les membres et en facilitant la mise en oeuvre de démonstrateurs qui permettront de partager les expériences. En juin et juillet derniers par exemple, nous avons organisé un cycle de conférences dédiées aux protocoles et aux réseaux de communication dans l’éclairage public, avec des interventions sur les usages, les contraintes et les opportunités dans ce domaine. L’objectif est de donner une information pertinente et actualisée à nos adhérents et de les éclairer sur leurs projets. Un nouveau groupe de travail a été lancé avant l’été sur l’utilisation des UV-C pour désinfecter et lutter contre la Covid-19.

Quelle en est la visée ?
François Brunet – Les UV-C cristallisent beaucoup de demandes et d’attentes dans la lutte contre la Covid-19. De nombreux produits de qualité très variable ont été lancés récemment. Nous avons donc mis sur pied un groupe de travail constitué d’entreprises et de laboratoires de recherche. Des réunions physiques se tiendront dès septembre. L’objectif est de s’interroger collectivement sur la mise en œuvre des lampes UV-C et les contraintes d’usage, et de favoriser les échanges entre industriels et académiques. Ce groupe de travail pourra déboucher sur des collaborations, mais aussi poser les jalons d’une future réglementation.

www.clusterlumiere.com

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