Régulation et gestion technique des bâtiments (GTB)

Les industriels de la régulation et GTB se félicitent du retour de l’activité à son niveau d’avant pandémie : « Une dynamique forte à amplifier sur la base des fondamentaux de l’industrie ».


L’essentiel à retenir
Dans un contexte ininterrompu de crises depuis 2020, les industriels de la régulation et GTB se félicitent du retour de l’activité à son niveau d’avant pandémie, même si le caractère exceptionnel de l’année passée oblige à analyser ces bons résultats avec prudence. Après la crise sanitaire, la guerre en Ukraine vient désormais amplifier les tendances inflationnistes et la pression sur les chaînes logistiques. C’est un risque majeur pour la filière du bâtiment dans sa capacité à accompagner des politiques publiques, nécessairement de plus en plus ambitieuses en matière de performance énergétique et environnementale pour lutter contre le réchauffement climatique, mais aussi pour la sécurité d’approvisionnement en énergie. Dans ce contexte, l’utilisation des référentiels techniques au sein des dispositifs réglementaires français et européens est un point d’appui essentiel pour amplifier la forte dynamique du marché grâce à une reconnaissance du plein potentiel des BACS (Building Automation & Control Systems).


La gestion technique des bâtiments 

Avec une croissance de 16,7 %, le marché de la gestion technique du bâtiment (GTB) connaît sa plus forte progression depuis 2008 et renoue avec les niveaux de performance d’avant-crise. 

Tirée par les opérations de rénovation énergétique, la dynamique de ce marché va encore s’amplifier avec l’entrée en vigueur de la RE2020 dans le tertiaire. 

  • L’un des enjeux prioritaires reste la « rationalisation du Smart », c’est-à-dire une optimisation des budgets disponibles pour concevoir et construire des bâtiments neufs intelligents et évolutifs, mais surtout durables et à coûts maîtrisés. Il s’agit de s’appuyer sur les technologies numériques proposées par les industriels pour répondre à des buts précis associés à un « objectif de sobriété digitale », en donnant priorité à la gestion efficace du confort nécessaire à la vie humaine à travers une optimisation des systèmes énergétiques réglementaires (chaud, froid, ventilation, ECS et éclairage). 
  • Sur ce marché, les offres de gestion combinées CVC, stores et éclairages continuent à progresser fortement (+ 13 %).  

En ce qui concerne le secteur prioritaire de la rénovation, les industriels de la régulation et GTB attirent l’attention des maîtrises d’œuvre sur les exigences à venir issues du décret BACS (exigences de moyens) pour atteindre les objectifs de résultats du décret tertiaire dont les éléments décisifs sont :  

  • l’installation de systèmes de régulation et GTB de classe A ou B selon la norme NF EN ISO 52120-1 pour les bâtiments tertiaires avec système de chaud/froid d’une puissance supérieure à 290 kW ; (cf Décret BACS). Cette classification identifie de manière standard les fonctionnalités à mettre en œuvre pour répondre aux exigences réglementaires.  
  • une rationalisation du Smart ; pour les opérations de rénovations lourdes équivalentes à des projets de bâtiments neufs qui doivent conduire à privilégier l’atteinte des objectifs de résultats de réduction de la consommation énergétique. 
  • l’importance de l’apport et de l’expertise des bureaux d’études (conception) et de la main-d’œuvre qualifiée pour des installations complexes nécessitant une maîtrise combinée du CVC et de l’informatique pour obtenir des résultats à hauteur de la performance des systèmes ;  
  • la prise de conscience que les systèmes de régulation et GTB performants (soit des BACS de classe B et + selon la norme NF EN ISO 52120-1) incluent par défaut un service de suivi et de mesure de la consommation énergétique (instruments de pilotage via des capteurs et une supervision), ainsi que des produits ou systèmes (régulateurs, actionneurs) capables d’agir sur les systèmes techniques pour assurer un confort maximal avec le minimum de consommation énergétique ;  
  • l’intégration d’une offre à forte valeur ajoutée par la mise en œuvre de nouvelles fonctionnalités des logiciels de supervision (ou intégrée dans les automates et actionneurs), notamment pour garantir l’interopérabilité des données dans les librairies, ainsi que la mise à niveau des standards de cybersécurité. Dans cette optique, il faut souligner à nouveau que l’atteinte de ces objectifs et le développement des « autres services » à haute valeur ajoutée (ex : gestion des espaces, effacement, mutualisation de la donnée pour les WEB services, etc.) reposent sur le déploiement d’une approche standardisée des Smart Buildings qui s’appuient sur la mise en œuvre des protocoles de communications standardisés ouverts comme BACnet ou KNX.  

Pour ce faire, les industriels de la régulation et GTB continueront à déployer les stratégies internationales de standardisation notamment à travers l’initiative IPBLiS qui vise en particulier le secteur des bureaux mais a pour vocation de s’appliquer à l’ensemble des bâtiments tertiaires.

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