Éclairage des musées – Dossier Lumières N°54

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Musée Ingres Bourdelle, Montauban - Conception lumière : Nawel Creach-Dehouche - Matériel d'éclairage : iGuzzini © Nicolas Jouve

Les musées, gardiens d’un patrimoine souvent fragile, doivent aujourd’hui concilier deux impératifs apparemment contradictoires : préserver la matière des objets exposés, et offrir au public une immersion visuelle et émotionnelle optimale.

L’éclairage des musées façonne notre perception des œuvres d’art. Dans son ouvrage Éclairer les musées, Viviana Gobbato, docteure en muséologie et cheffe du service culturel à l’Arc de Triomphe, retrace l’évolution de l’éclairage muséal, des premières ouvertures architecturales aux technologies led contemporaines. Ce parcours historique montre comment la maîtrise de la lumière, naturelle ou artificielle, a permis de révéler la beauté des collections tout en assurant leur conservation.
Chaque avancée technologique a ouvert de nouvelles perspectives pour la mise en valeur des artefacts, transformant l’éclairage en un véritable langage visuel. Aujourd’hui, la lumière ne se contente plus d’éclairer, elle guide le visiteur, crée des ambiances et suscite des émotions. Les concepteurs lumière, à l’image de Nawel Creach-Dehouche ou de Giuseppe Mestrangelo, intègrent désormais des dispositifs innovants et des scénarios lumineux dynamiques, pour sublimer les œuvres tout en respectant leur fragilité. L’exemple de la Pietà de Michel-Ange, dont l’éclairage a été entièrement repensé pour le Jubilé 2025, illustre cette quête d’équilibre entre visibilité et préservation.
L’éclairage muséal est devenu un geste architectural à part entière, associant architectes, muséographes, concepteurs lumière et fabricants dans une démarche pluridisciplinaire. Les solutions actuelles, toujours plus flexibles et adaptables, permettent de répondre aux exigences des expositions tout en limitant l’impact de la lumière sur les matériaux sensibles. Mais au-delà de la technique, la lumière interroge aussi notre rapport aux œuvres. Les recherches de Viviana Gobbato montrent que l’éclairage, envisagé comme un outil de médiation, peut enrichir l’expérience du visiteur et renforcer la compréhension des collections. Entre innovation et tradition, la lumière reste un enjeu majeur pour les musées, à la croisée de l’art, de la science et de l’émotion.

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Lumières au Grand Palais, Paris
par Disano

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Grand Palais, Paris © Disano
Grand Palais © Disano

Dans la Galerie Alexandre III comme au Palais d’Antin, le projet d’éclairage s’inscrit dans une volonté d’accompagner le regard sans jamais détourner l’attention des œuvres. La lumière devient alors un fil conducteur, discret mais essentiel, qui guide les visiteurs dans ces espaces empreints d’histoire.

Pour répondre à cette exigence, le choix s’est porté sur Liset 2.0 HE, un luminaire linéaire élégant et polyvalent, conçu pour s’intégrer naturellement dans les environnements muséographiques. Sa technologie led 4 000 K, son confort visuel et ses multiples configurations en font un outil idéal pour sublimer les textures, les reliefs et les couleurs sans les altérer.
À l’étage de la Galerie Alexandre III, un Liset plafonnier suspendu (2 245 mm DALI) s’inscrit à fleur de toile tendue, apportant une lumière douce et homogène qui souligne les volumes. Au rez-de-chaussée, la version encastrée (1 145 mm DALI) offre une présence presque invisible, mais déterminante pour la lisibilité des espaces.
Au Palais d’Antin, un Liset suspendu (1 145 mm DALI) trace une ligne lumineuse qui accompagne la scénographie avec subtilité.
Grâce à sa modularité et à la finesse de ses optiques, Liset crée une lumière juste, maîtrisée, capable de mettre en scène les œuvres tout en respectant l’esprit du lieu.
Un éclairage au service de l’expérience du visiteur et de l’architecture du Grand Palais.

Installateur : Vinci Construction

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Palais ducal d’Urbino, Italie
par Sylvania Group

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La Galerie nationale des Marches – Palais ducal d’Urbino, Italie © Light Studio

Le Palais ducal d’Urbino est le monument emblématique de la ville et l’un des joyaux artistiques et architecturaux les plus remarquables de la Renaissance italienne. Il abrite aujourd’hui la Galerie nationale des Marches, un espace muséal d’exception dont l’éclairage a fait l’objet d’une rénovation en 2024.

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La Galerie nationale des Marches – Palais ducal d’Urbino, Italie © Light Studio

Situé au cœur du centre historique d’Urbino, le palais figure parmi les sites les plus fréquentés de la région. La Galerie nationale, avec ses nombreuses salles dédiées à l’art, constitue un lieu de référence pour la vie culturelle, tandis que d’autres espaces du complexe enrichissent encore son offre : la cour d’honneur et ses arcades, la bibliothèque ducale, la salle des banquets, la chapelle du Pardon, le temple des Muses, les appartements des gentilshommes et les souterrains. Autant d’étapes qui invitent à un voyage entre présent et passé, au fil d’espaces d’exposition, d’art et d’une identité historique unique. La Galerie nationale conserve des œuvres datant du XIVe au XVIIe siècle peintures, fresques, sculptures et bien d’autres trésors. Depuis 2024, elle bénéficie d’un nouvel éclairage signé des concepteurs lumière Iskra et Giuseppe Mestrangelo de l’agence Light Studio Srl.

La Galerie nationale des Marches – Palais ducal d’Urbino, Italie © Light Studio

Les luminaires Concord Beacon offrent une expérience visuelle et sensorielle inégalée, guidant le visiteur à la découverte des grands maîtres de la Renaissance italienne, tels que Piero della Francesca, Leon Battista Alberti, Raphaël ou encore Titien.
Les projecteurs Concord Beacon s’intègrent parfaitement à chaque environnement, mettant en valeur chaque œuvre et créant une atmosphère intimiste, idéale pour accompagner le visiteur tout au long de son parcours.

Grâce aux fonds du PNRR (équivalent au Fonds vert français), la municipalité d’Urbino a pu engager une rénovation majeure des salles d’exposition de la Galerie nationale, tant sur le plan de l’éclairage que sur le plan structurel. La modernisation de l’éclairage permet une amélioration tangible de la consommation énergétique, avec des économies substantielles en termes de coûts de maintenance.

La Galerie nationale des Marches – Palais ducal d’Urbino, Italie © Light Studio

Les luminaires Concord Beacon, grâce à leur rendement lumineux élevé et leur faible consommation, réduisent considérablement les dépenses. Leur indice de rendu des couleurs exceptionnel (IRC97), permet de restituer fidèlement les couleurs originales des œuvres, aussi naturellement que possible, malgré leur conservation dans des espaces souvent peu exposés à la lumière naturelle.

L’éclairage est un élément crucial : mal conçu, il peut altérer les œuvres ; bien pensé, il les sublime. La technologie led Beacon, idéale pour les espaces sensibles comme les galeries et les musées, n’émet ni infrarouges ni ultraviolets, évitant ainsi tout dommage irréversible aux œuvres.

Le nouvel éclairage de la Galerie nationale des Marches comprend des projecteurs sur mesure, équipés d’accessoires et de rails.

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La Galerie nationale des Marches – Palais ducal d’Urbino, Italie © Light Studio

PROJECTEURS
Les projecteurs se caractérisent par un design compact, linéaire et élégant, avec un faisceau réglable de 8° à 55°. Ils disposent d’un corps en aluminium moulé sous pression, une finition blanche, une température de couleur de 3 000 K (blanc chaud) et un flux lumineux de 1 081 lm. Le tout géré par le système de gradation SylSmart Standalone.

Maîtrise d’ouvrage : Galleria Nazionale delle Marche, ministère de la Culture (MIC)
Directeur des travaux : Francesco Primari, architecte
Conception lumière : Iskra & Giuseppe Mestrangelo, Light Studio Srl
Ingénieur en installation électrique : Smart Solution Engineering Srl, Marino (Rome)

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Musée Ingres Bourdelle, Montauban
par iGuzzini

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Musée Ingres Bourdelle, Montauban – Conception lumière : Nawel Creach-Dehouche – Matériel d’éclairage : iGuzzini © Nicolas Jouve

Conservatrice en chef du patrimoine et directrice du musée : Florence Viguier-Dutheil
Maîtrise d’ouvrage : Ville de Montauban.
Maîtrise d’œuvre : agence Bach Nguyen Architecture, Laborderie Taulier Architectes (suivi du chantier), DRAC-CRMH (architectes des bâtiments de France), Atelier CAIRN (architecte en chef des monuments historiques)
Scénographie : agence Arc-en-Scène
Restauration des décors : Atelier d’Autan
Conception lumière : Nawel Creach-Dehouche (Cosil)

C’est à Montauban, sur le bord du Tarn, situé sur les vestiges médiévaux d’un premier ouvrage militaire construit au XIIIe siècle que le musée a pris place. En 1360, Edouard de Woodstock, prince de Galles appelé après sa mort le Prince noir, ordonne la construction d’un fort qui assure un point d’appui solide pour contrôler les mouvements sur le Tarn. Mais dès 1369, la ville est reprise et les Anglais laissent cet ouvrage défensif inachevé. Sur les ruines de l’ancien fort, l’évêque Pierre de Bertier décide d’établir son nouveau palais épiscopal et fait appel à l’architecte Bernard Campmartin. Débuté en 1664, le chantier se termine en 1680. Le palais sera confisqué en 1790 comme bien national. La municipalité y installe l’hôtel de ville sous la Révolution française, puis un musée, en 1820. Ce dernier ne se développe qu’en 1843 avec le don de 64 tableaux par l’ancien maire de la ville, le baron Joseph Vialètes de Mortarieu.

En 1867, Ingres lègue à sa ville natale, outre son violon, l’ensemble des œuvres de son atelier, dont 4 500 dessins et une trentaine de tableaux. Le musée Ingres est officiellement inauguré le 5 octobre 1913, occupant alors l’ensemble du palais. Les sculptures de Bourdelle y prendront place au cours du XXe siècle. Agrandi, modernisé et digitalisé, après un grand programme de rénovation, le musée Ingres Bourdelle se déploie aujourd’hui sur 2 700 m2 avec de nouveaux espaces, une accessibilité renforcée et une nouvelle muséographie.

Musée Ingres Bourdelle, Montauban – Conception lumière : Nawel Creach-Dehouche – Matériel d’éclairage : iGuzzini © Nicolas Jouve

Le premier sous-sol (niveau -1) rend hommage au sculpteur Antoine Bourdelle : 70 sculptures et une centaine de pièces graphiques permettent de parcourir toute l’œuvre de l’artiste, depuis ses débuts, illustrant ses premiers pas de jeune sculpteur à Montauban, Toulouse puis Paris jusqu’à la fin de sa carrière, autour d’un ensemble unique par sa richesse et sa diversité.

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Musée Ingres Bourdelle, Montauban – Conception lumière : Nawel Creach-Dehouche – Matériel d’éclairage : iGuzzini © Nicolas Jouve

Dans les salles voûtées du sous-sol, les sculptures sont présentées sur des socles blancs, quelles que soient les matières et les couleurs. « Nous avons choisi des rails équipés de projecteurs leds. Bien que cette technologie en était à ses débuts, Gérard Foucault et moi avons fait confiance à iGuzzini, car nous étions convaincus que la led était assez aboutie pour la mettre en œuvre dans un musée, confie Nawel Creach-Dehouche, conceptrice lumière. Les projecteurs étaient sans doute un peu plus grands à l’époque pour assurer la dissipation de chaleur, mais dans l’ensemble, je ne ferais pas différemment aujourd’hui. La température de couleur de 3 000 K donnait un aspect doux et chaleureux à tous ces bustes et ces visages sculptés dans du marbre, du bronze, du plâtre. » L’architecte a tenu à ce que la couleur du rail se distingue bien du plafond afin de définir l’éclairage comme une composante supplémentaire – et de garder l’identité du bâtiment – sans essayer de l’intégrer totalement.

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Musée Ingres Bourdelle, Montauban – Conception lumière : Nawel Creach-Dehouche – Matériel d’éclairage : iGuzzini © Nicolas Jouve

Dans certaines salles du sous-sol, des céramiques sont présentées dans des vitrines entièrement transparentes, avec juste certaines parties légèrement sablées ; ce qui fait que le visiteur peut tourner autour de la vitrine et voir les objets sous toutes leurs faces. « Il nous a donc fallu, explique Nawel Creach-Dehouche, étudier les angles de tir des faisceaux pour à la fois bien éclairer les objets exposés et éviter tout risque d’éblouissement ! »

Le rez-de-chaussée accueille surtout les expositions temporaires et la cafétéria.

Les premier et deuxième étages abritent de nombreuses œuvres : des peintures du XIXe siècle, la salle Cambon, la salle des élèves d’Ingres, la salle d’Ingres. « Là encore, l’architecte a accordé une place particulière à l’éclairage, précise Nawel Creach-Dehouche, en créant des gorges dédiées aux projecteurs. Nous les avons équipés d’accessoires pour mettre en valeur les tableaux de tailles très différentes : l’Étude pour le portrait de Madame Moitessier assise ne fait que 38 cm par 46 cm, tandis que Le Songe d’Ossian présente des dimensions imposantes (348 × 275 cm) ; ce tableau a été éclairé à partir de deux niveaux ; en effet, il peut aussi être admiré en vue plongeante du deuxième étage grâce à une vaste ouverture en sifflet aménagée dans le plancher. »

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Musée Ingres Bourdelle, Montauban – Conception lumière : Nawel Creach-Dehouche – Matériel d’éclairage : iGuzzini © Nicolas Jouve

Les murs rouges sont éclairés avec des wallwashers à faisceaux larges qui procurent un éclairage diffus, presque intimiste en 3 000 K. « Cette température de couleur représentait un bon compromis pour faire ressortir les différentes teintes, explique Nawel Creach-Dehouche : on a du noir, du blanc et du beige, tout cela sur fond rouge, et sans beaucoup de lumière naturelle. »

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Musée Ingres Bourdelle, Montauban – Conception lumière : Nawel Creach-Dehouche – Matériel d’éclairage : iGuzzini © Nicolas Jouve

La difficulté, pour les concepteurs lumière, résidait dans la diversité des typologies de plafonds. Certaines salles comportaient des plafonds peints avec des poutres apparentes qui n’offraient pas beaucoup de choix pour la disposition des projecteurs, placés là aussi sur des rails, mais suspendus. Ils permettent de dessiner des halos de lumière au sol afin d’attirer l’attention des visiteurs devant les vitrines ou les casiers en bois. Imaginés par la scénographe, Anne Carles, d’Arc-en-Scène, ces sortes de tiroirs verticaux contiennent des dessins d’Ingres très sensibles à la lumière. Ce dispositif permet au visiteur d’admirer les œuvres sans nuire à leur conservation.

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Musée d’Art de São Paulo (MASP)
par Erco

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Musée d’Art de São Paulo (MASP), Brésil – Architectes : Metro Arquitetos Associados – Conception lumière : Fernanda Carvalho Lighting Design + Acenda – Matériel d’éclairage : Erco © Santiago Chaer

Maîtrise d’ouvrage : musée d’Art de São Paulo (MASP), Brésil
Responsable de projets au sein du MASP : Miriam Elwing
Architectes : Metro Arquitetos Associados
Conception lumière : Fernanda Carvalho Lighting Design + Acenda

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Musée d’Art de São Paulo (MASP), Brésil – Architectes : Metro Arquitetos Associados – Conception lumière : Fernanda Carvalho Lighting Design + Acenda – Matériel d’éclairage : Erco © Santiago Chaer

L’un des symboles culturels les plus importants du Brésil a entamé une nouvelle étape de son histoire avec l’inauguration du bâtiment Pietro Maria Bardi, sa plus grande extension depuis sa réinstallation en 1968 dans le bâtiment emblématique conçu par Lina Bo Bardi. Le MASP, qu’elle a conçu sur des piliers rouges et qu’elle a doté d’une « ouverture libre » faisant office d’espace public, est aujourd’hui un symbole de São Paulo.

L’extension, réalisée par Metro Arquitetos Associados, respecte l’échelle et le langage du bâtiment d’origine, évitant de rivaliser avec sa monumentalité. Le nouveau volume, un prisme sobre sur une base transparente, est relié au MASP par un passage souterrain qui facilite l’intégration fonctionnelle entre les deux bâtiments et permet d’optimiser la circulation du public et le déplacement des œuvres d’art. Ce projet de transformation impliquait un double défi : adapter un ancien immeuble à usage d’habitation aux exigences contemporaines d’un musée qui dialoguerait avec l’héritage architectural et symbolique de Lina Bo Bardi.

« Le plus grand défi consistait sans aucun doute à concevoir un bâtiment qui agrandisse le siège emblématique de l’architecte Lina Bo Bardi tout en dialoguant respectueusement avec son architecture », a déclaré Miriam Elwing, chef de projet MASP.

Architecture durable et conception responsable

Musée d’Art de São Paulo (MASP), Brésil – Architectes : Metro Arquitetos Associados – Conception lumière : Fernanda Carvalho Lighting Design + Acenda – Matériel d’éclairage : Erco © Santiago Chaer

La façade métallique perforée et plissée, qui agit comme une « peau » protectrice, constitue l’un des éléments les plus caractéristiques du nouveau bâtiment. Cette solution architecturale permet de contrôler l’incidence de la lumière naturelle, de réduire l’apport thermique et d’améliorer l’efficacité énergétique afin de soulager le système de climatisation. Sa conception intemporelle, avec des formes simples et des matériaux durables, témoigne d’une durabilité qui va au-delà de l’aspect technique : c’est une architecture conçue pour durer sans nécessiter d’interventions majeures dans le futur.

Le projet a obtenu la certification LEED, grâce à ses systèmes de ventilation intelligents, son enveloppe thermique efficace et son intégration respectueuse dans l’environnement urbain.

Éclairage muséal : précision, confort et polyvalence

L’éclairage du nouveau MASP a été conçu par l’agence Fernanda Carvalho et Paula Carnelós d’Acenda studio. L’approche technique et muséale de cette dernière donne la priorité au confort visuel et à la conservation des œuvres d’art. Les galeries d’une hauteur libre de 4,95 m permettent de vivre une expérience généreuse de l’espace, tandis que la lumière accompagne le visiteur sans le gêner.

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Musée d’Art de São Paulo (MASP), Brésil – Architectes : Metro Arquitetos Associados – Conception lumière : Fernanda Carvalho Lighting Design + Acenda – Matériel d’éclairage : Erco © Santiago Chaer
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Musée d’Art de São Paulo (MASP), Brésil – Architectes : Metro Arquitetos Associados – Conception lumière : Fernanda Carvalho Lighting Design + Acenda – Matériel d’éclairage : Erco © Santiago Chaer

Le choix s’est porté sur la gamme de luminaires Eclipse en raison de son adaptabilité : un seul type de luminaire permet en effet d’obtenir une multitude d’effets, de l’éclairage vertical uniforme à l’éclairage des vitrines et des sculptures. Grâce à ses optiques interchangeables, à ses accessoires et à la technologie Dark Light, Eclipse permet un réglage de la lumière en fonction de chaque œuvre et espace sans qu’il soit nécessaire de changer de luminaire, ce qui renforce son caractère durable.

« Nous avons développé un système permettant de configurer différents environnements et conceptions d’éclairage », expliquent Fernanda Carvalho et Paula Carnelós, conceptrices lumière.

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Musée d’Art de São Paulo (MASP), Brésil – Architectes : Metro Arquitetos Associados – Conception lumière : Fernanda Carvalho Lighting Design + Acenda – Matériel d’éclairage : Erco © Santiago Chaer

Dans la salle rouge dédiée à l’histoire du MASP, il a été possible d’obtenir un équilibre entre l’éclairage général de l’espace et l’éclairage ponctuel des vitrines. Un travail minutieux visant à éclairer les vitrines par le haut, avec des niveaux similaires à ceux des murs, a permis de garder une cohérence visuelle sans avoir à augmenter la puissance, même sur des surfaces rouge foncé. Cette stratégie, qui s’appuie sur les principes de la perception visuelle humaine, a permis d’obtenir une grande efficacité avec des niveaux d’éclairage réduits.

Grâce à la technologie Dark Light, le visiteur parcourt l’ensemble de l’espace tout en bénéficiant d’un confort visuel optimal. Il peut ainsi admirer les oeuvres exposées sur les murs et dans le centre des pièces sans être ébloui. La trame du plafond permet de positionner les luminaires de manière flexible et d’adapter le faisceau lumineux en fonction de chaque site, même si l’appareil d’éclairage n’est pas fixé au mur. Cette adaptabilité est essentielle dans un musée qui doit constamment modifier le scénario de ses expositions.

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Musée d’Art de São Paulo (MASP), Brésil – Architectes : Metro Arquitetos Associados – Conception lumière : Fernanda Carvalho Lighting Design + Acenda – Matériel d’éclairage : Erco © Santiago Chaer

De plus, ces luminaires sont conçus pour une durée d’utilisation supérieure à 20 ans , répondant à des critères de fonctionnalité et de longévité, et non à des modes éphémères. C’est cette philosophie qui permet au système d’éclairage de demeurer d’actualité et d’être efficace au fil du temps et de s’adapter aux besoins en constante évolution du musée, sans pour autant sacrifier son esthétique et ses performances.

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Musée d’Art de São Paulo (MASP), Brésil – Architectes : Metro Arquitetos Associados – Conception lumière : Fernanda Carvalho Lighting Design + Acenda – Matériel d’éclairage : Erco © Santiago Chaer

Avec cinq nouvelles galeries, des espaces éducatifs, des zones techniques et une grande amélioration de la sécurité et de l’éclairage, le nouveau bâtiment multiplie sa superficie totale par deux et accroît sa capacité d’exposition de 66 %. Cette extension transforme non seulement la configuration physique du musée, mais aussi l’expérience culturelle de ses visiteurs.

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Cathédrale de Monreale, Sicile

par Zumtobel

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Cathédrale de Monreale, Sicile © Zumtobel Group

La cathédrale de Monreale, en Sicile, chef-d’oeuvre de l’architecture normande du XIIe siècle, est célèbre pour ses 6 500 m² de mosaïques dorées réalisées selon les modèles byzantins entre 1180 et 1190. Sur un fond d’or qui illumine tout l’édifice, ces mosaïques racontent l’histoire du salut de l’humanité en 130 tableaux, répartis entre la nef, le transept et le sanctuaire.

Cathédrale de Monreale, Sicile © Zumtobel Group

Dans le cadre d’une restauration complète, l’éclairage obsolète a été remplacé par une solution led moderne de Zumtobel pour mettre Cathédrale de Monreale, Sicile par Zumtobel en valeur les détails artistiques des mosaïques tout en préservant le caractère historique de ce site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Les luminaires utilisés se distinguent par un IRC de 90 et une faible émission de chaleur, ce qui est essentiel pour la conservation des mosaïques délicates.
La combinaison des luminaires du projet et de projecteurs Vivo II crée une atmosphère lumineuse équilibrée qui met en valeur les détails artistiques tout en soulignant le caractère spirituel de l’espace.

Cathédrale de Monreale, Sicile © Zumtobel Group

L’ensemble de l’éclairage est géré par le système de gestion d’éclairage Litecom, qui permet de choisir divers scénarios pour les offices religieux, les visites guidées et les événements. La technologie led, économe en énergie, réduit la consommation d’électricité et minimise la dissipation de chaleur, ce qui contribue à la conservation de la structure historique. L’installation est entièrement modulable, permettant ainsi des ajustements futurs sans altérer la structure de la cathédrale.